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Amateurs

Le cœur des hommes

Des hommes, une histoire. 194 kilomètres séparent les deux clubs finalistes, pourtant, bien qu’ils ne se connaissent pas, des valeurs communes animent les joueurs et les coaches. L’entraîneur d’Urrugne, Christophe Quittic et son adjoint Pascal Larzabal chantent de concert sur la force qui a fait naître un groupe capable de rallier la finale après trois matches difficiles contre des clubs du Nord. "L’une des choses les plus importantes était d’apprendre à s’aimer. " Avant d’ajouter, "ils se connaissent depuis longtemps et ils se souviennent de ce qu’ils ont vécu avant. Les joueurs se raccrochent à ça dans la difficulté." Christophe avait déjà entraîné ces mêmes joueurs en cadets avant de se diriger vers Saint-Jean-de-Luz par la suite. Aucun mal pour eux à trouver les ressources suffisantes afin d’aborder cette finale de la meilleure des manières. Cette saison le groupe a alterné entre l’excellent, sept matches sept victoires en début de saison avant de rentrer dans le dur avec les blessures et les absences.

Même son de cloche, plus loin dans les terres, pour Argelès-Gazost. Frédéric Carrieu, entraîneur depuis deux ans et demi peut résumer son équipe et cette aventure 2018-2019 par quelque chose de simple, "un groupe de copains". Une ascension fulgurante pour un club qui a vécu l’enfer avant de retrouver la lumière. "On passait de la relégation en Promotion d’Honneur à la qualification pour la finale de championnat de France Honneur avec le même groupe."

"Une finale, ça se joue"

Il ne faut pas aller chercher loin pour comprendre cette transformation . Trois notions à retenir pour Argelès-Gazost : "le collectif, l’état d’esprit, le cœur." Aucun problème pour les deux groupes qui cherchent le Graal pour parapher une saison riche en émotions. Si l’objectif de début de saison est rarement de finir champion de France, rencontre après rencontre, l’impensable devient réalité.

Du Top 14 jusqu’au plus petit niveau national, l’importance des bénévoles n’est jamais passée sous silence. Hors de question pour Christophe Quittic de ne pas les saluer. "L’une des forces de ce groupe a été le dynamisme de ses bénévoles. Ils nous ont suivis toute la saison pour nous mettre dans les meilleures dispositions. " Cette finale sera donc aussi la leur.

Christophe tient à souligner que "le plus important dans ce match est de positiver au maximum. Il faut dédramatiser cet événement. Il faut oublier cette phrase bateau qui dit qu’une finale ça se gagne. Non, avant tout une finale ça se joue et ils ont la chance d’en jouer une. "

Tous les rugbymen rêvent de ressentir la fierté de soulever un bouclier, encore plus quand il s’agit du titre de champion de France. Pas de secret pour cette ultime étape de la saison Honneur, "le vainqueur de cette finale sera celui qui aura le moins peur de la jouer ", précise-t-il. Les coaches des deux équipes veulent rester prudents sur l’annonce de leur groupe pour cette rencontre. "Aujourd’hui on a 27 joueurs capables de jouer la finale. ", précise Frédéric Carrieu. Avant tout ce sera la victoire de tout un club. Qu’importe, du bénévole jusqu’au joueur blessé, tous ont gagné le droit de rêver.

à Mauléon-Licharre (64), Stade Marius-Rodrigo, dimanche 15 heures

Urrugne : Ariztizabal, Huchet, Garcia, Perez, Pourteau, Ibarburu, Humeau, Arrieta, Suspereguy, Girbal, Lavigne, Dargeles, Armendaritz, Iribaren, Huarte, Bordes, Cocoynac, Regianni, zozaya, Samora, Offiçial, Bilbao, Chassagne, Bazerque, Cabantous.

Argelès-Gazost : Saint Martin G., Manant, Puigmal, Saint Martin A., Sajous, Labadot, Lacrampe, Soussens, Dupouey, Begue, Claverie, Vignes, Vignelongue, Marcou, Boya, Abadie, Cazajus, Aberet, Lagardere, Guiraud, Bernole.

Midi Olympique
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