• Les Hauts-Savoyards viseront un quatrième titre national contre Issoire. Rumilly devra faire sans son talonneur Rameaux, suspendu après son carton rouge reçu en demi-finale. Photo Ninou RCSR
    Les Hauts-Savoyards viseront un quatrième titre national contre Issoire. Rumilly devra faire sans son talonneur Rameaux, suspendu après son carton rouge reçu en demi-finale. Photo Ninou RCSR
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Fédérale 2

Passer la quatrième

À son palmarès, le club haut-savoyard compte déjà trois Boucliers, conquis dans les années 80.

À Rumilly, il est un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, celui des trois glorieuses, ces trois titres glanés au fil de son avancée vers le plus haut niveau par un club sacré champion de France de Troisième division (1983), de Deuxième division (1986) et de Première division groupe B (1988). De quoi susciter appétit et enthousiasme au moment de partir à la conquête d’un quatrième bouclier. "Depuis des années le club courait après une montée en Fédérale 1, l’avoir obtenue a permis d’évacuer beaucoup de frustrations et depuis la ferveur ne cesse de croître autour de l’équipe, à l’image de cette haie d’honneur que nos supporters nous avaient réservée à l’entrée du stade de Beaune en demi-finale" souligne Sébastien Décarre. "Depuis des années Rumilly traînait ses ambitions et ses regrets. Avec la montée, un cap a été franchi, dans l’appétit du groupe, dans son engagement et dans l’effervescence suscitée auprès des supporters" poursuit Julien Veniat, son alter ego. Depuis le début de la saison, le tandem qu’ils ont constitué à la tête du staff rumillien a su fédérer le groupe autour d’un véritable projet sportif. "Il y avait un risque en annonçant clairement nos ambitions, en ciblant l’accession à la Fédérale 1 comme un objectif majeur. Les joueurs ont assumé" se félicite Frédéric Moine, ancien joueur du club, venu partager la présidence du Rugby Club Savoie Rumilly avec Alain Rémillon. La cible a été atteinte, "malgré les difficultés, malgré les coups du sort, comme l’arrêt de la carrière de notre pilier Maxime Mermoz" insiste Julien Veniat. Pour autant, à aucun moment la course au titre n’a été envisagée comme un bonus. "Nous avons savouré cette montée, mais il n’y a pas eu besoin de remobiliser les joueurs avant d’aborder le quart de finale" poursuit l’entraîneur des avants. "Personne n’a relâché, au contraire, nous avons encore été plus pointilleux en avançant vers la finale, rebondit Sébastien Decarre. Tous les efforts ont été faits pour nous placer dans les conditions idéales pour aller chercher le titre." Ce sera la quatrième finale disputée par le club haut-savoyard, la quatrième également pour chacun des deux entraîneurs.

Un cap a été franchi

Mais les Rumilliens ne vivent pas dans le souvenir. En juin dernier, avec l’adoption d’un nouveau nom (le Rugby Club Savoie Rumilly a succédé au Football Club Sportif Rumilly), avec la mise en place d’une nouvelle gouvernance, d’un nouveau staff, avec un recrutement à la hauteur des ambitions, un cap a été franchi, pour ouvrir un nouveau chapitre. "Depuis le début de la phase finale, le groupe se nourrit de cette joie partagée, personne n’a envie que cela s’arrête. Il nous reste un match un match à disputer. Il constitue une formidable récompense au regard de tous les efforts par les joueurs depuis des mois. Nous voulons qu’il marque la concrétisation de leur engagement. Derrière nous, il y a toute une ville" s’accordent les deux entraîneurs qui cette semaine ont privilégié la fraîcheur physique pour préparer cette finale avec la perspective d’offrir à Rumilly son quatrième bouclier.

Midi Olympique
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