• L’entraîneur Steve McNamara (à droite) regrette la perte d’un certain état d’esprit alors que la crise couve chez les Dragons. Photo Icon Sport
    L’entraîneur Steve McNamara (à droite) regrette la perte d’un certain état d’esprit alors que la crise couve chez les Dragons. Photo Icon Sport
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Rugby à XIII

Dernier avertissement pour les Dragons ?

À Perpignan ce samedi, les Dragons ont essuyé une correction contre Hull (10-50). Une leçon qui porte à trois leur nombre de défaites d’affilée et qui remet en cause leur fin de saison.

La quatrième défaite consécutive des Dragons sera-t-elle celle de trop ? Peut-être. En tout cas ce 50-10 pris à domicile samedi soir et devant plus de 10 000 fans contre les Anglais de Hull FC, suscite enfin des réactions. Celle du président Bernard Guasch tout d’abord : «Je viens de demander à Steve McNamara (entraîneur, N.D.L.R.), si je pouvais rencontrer les joueurs demain (dimanche, N.D.L.R.) matin à 10 heures. Ils seront aux soins dès 9 heures et je veux les voir après et leur dire ce que je pense. Je ne le fais pas souvent, mais c’est le moment. Et si dans trois semaines, nous en sommes au même point, nous prendrons les décisions qui s’imposent.»

Celle du coach Steve McNamara ensuite : «Je suis très en colère, parce que nous avons fait une fantastique entame de match et je ne sais pas pour quelle raison, on s’est arrêté. Je suis plus que déçu, ce n’est pas bon pour notre club. Nous ne sommes pas assez forts psychologiquement en ce moment. On ne fait que marcher entre les essais et les plaquages. Il faut que l’on retrouve notre état d’esprit passé.»

Bousculés par le dernier London Broncos et humiliés une semaine plus tard par Hull FC, les Dragons sont à un tournant de leur saison. Quatrièmes, ils ont encore la possibilité de filer en play-off et dans le Top 5. Mais le temps presse et il faut combattre le mal par la racine. Parole de capitaine cette fois. Le pilier Rémi Casty prend ses responsabilités : «C’était horrible de voir autant de suffisance de la part de cette équipe en seconde période. Le groupe lâche mentalement et à ce sport, c’est interdit. Le coach a une façon assez positive de nous mener qui marchait bien. Il a dit, que ça suffisait. Il a été conciliant avec nous et souvent positif. Mais si on ne le rend pas au coach, ça va dans l’autre sens. On va avoir des semaines de dur labeur qui arrivent et il faudra arrêter de prendre les raccourcis sur et en dehors du terrain.»

Rebondir avant qu’il ne soit trop tard

Les faits sont là, les Dragons, empruntés physiquement, sont minés moralement. Les entraîneurs, qui ont fait sans sept joueurs ce samedi, ont décidé de taper un gros coup sur la table. Un électrochoc qui fait suite au coup de gueule du président Bernard Guasch claqué hier matin dans les vestiaires de Gilbert-Brutus qui résonnent encore. Le patron a décidé de bousculer les choses et le quotidien de joueurs capables de réagir.

Cette équipe a souvent réagi lorsqu’elle était au pied du mur, au bord du gouffre ou de la descente. Les dirigeants espèrent juste que l’équipe saura rebondir avant qu’il ne soit trop tard et que la fin de saison ne corresponde à un immense gâchis, tant l’équipe s’est montrée performante au début du printemps.

Les mots auront-ils raison des maux de l’équipe ? Une partie de la réponse pourrait être donnée dimanche soir, après le déplacement prévu à Leeds. Entre les retours de Tony Gigot et de Jason Baitieri, l’encadrement devrait aussi prendre ses premières sanctions en interne.

ONTENIENTE Bruno
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