• Au terme d’une fin de match pleine de suspense et une pénalité au bout du temps additionnel, les Issoiriens ont décroché le bouclier de Fédérale 2. Photo MaxPPP
    Au terme d’une fin de match pleine de suspense et une pénalité au bout du temps additionnel, les Issoiriens ont décroché le bouclier de Fédérale 2. Photo MaxPPP
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Fédérale 2

Issoire au bout du suspense

Longtemps menés au score, les Auvergnats sont parvenus à arracher le titre sur une dernière pénalité.

Les Auvergnats aiment le suspense. En demi-finale, leur qualification s’était jouée sur une pénalité de l’ultime minute manquée par les Apaméens. En finale, face à une équipe de Rumilly qui fit la course en tête après avoir inscrit le premier de ses quatre essais après seulement trois minutes de jeu, c’est à nouveau une pénalité tentée à la dernière seconde qui a décidé de leur sort.

"J’ai regardé mon pied, les perches. J’ai fait le vide en moi, comme si j’étais seul dans le stade, et j’ai frappé" raconte Pierre-Elliot Baudonnat entré en jeu dix minutes plus tôt. Son coup de pied se transforma en véritable coup de poignard pour les Rumilliens qui une minute plus tôt avaient cru toucher à leur rêve en effaçant, sur une énième montée offensive, l’avantage de quatre points que les Issoiriens venaient tout juste de s’octroyer après une poursuite de près de 80 minutes.

"La défaite est dure à accepter, le scénario est particulièrement cruel" lâche Alain Remillon, co-président du RCS Rumilly à deux pas de son homologue auvergnat Claude Pojolat qui exulte : "Ces gamins sont incroyables. À aucun moment ils n’ont lâché. Ils méritent ce titre."

Un dernier ballon mal négocié

Le constat est justifié mais Rumilly, au vu du volume de jeu déployé, aurait pu tout aussi bien prétendre brandir le bouclier dans une enceinte caladoise pleine à craquer.

Il manqua peut-être aux Rumilliens ce petit supplément de lucidité pour les inciter à dégager en touche un dernier ballon chaud, alors qu’ils venaient de reprendre le score et que le chronomètre avait largement dépassé les 80 minutes. Ils tentèrent de le tenir et se mirent à la faute.

À elle seule, cette ultime action, celle qui scella l’issue d’une finale de qualité, résume, en partie, la physionomie d’une rencontre qui vit les deux équipes prendre des initiatives mais aussi se nourrir des erreurs adverses. Les fautes rumilliennes, rapportèrent ainsi dix-huit points aux Issoiriens, les mauvaises passées, les erreurs défensives des Auvergnats en offrirent tout autant aux Haut-Savoyards sur des essais.

Tout avait débuté sous le signe de la mainmise d’une équipe haut-savoyarde qui sur le premier jeu au pied issoirien déclenchait l’offensive par Carquillat relayé par Jacquet puis Dalla Pria. À cet essai, les Rumilliens ajoutaient dans la foulée deux pénalités. À la pause fraîcheur, l’écart était de onze points, mais au retour aux vestiaires, Issoire l’avait ramené à une unité en passant en force sous les perches rumilliennes. Et le scénario se répéta, comme un copier-coller, avec une nouvelle entame parfaite des Rumilliens qui après dix minutes de jeu menaient à nouveau de douze points. Sans sortir de son plan de jeu, Issoire, en remettant la pression, en poussant l’adversaire à la faute, mais aussi suite à une superbe passe de Jallut dans la défense rumillienne pour créer le surnombre au profit de Renoux, se replaçait en tête à trois minutes de la fin du match. Il y eut ce sursaut rumillien pour raviver l’espoir dans le camp rumillien sous forme d’un quatrième essai, cette transformation manquée et surtout cette pénalité qui faisait d’Issoire le champion de France de Fédérale 2 au terme d’un incroyable final, cruel pour les uns, libérateur pour les autres.

Midi Olympique
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