• Les Brumbies célébrent un essai de Tom Banks
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International

Les Brumbies au grand galop

Les Brumbies se sont brillamment qualifiés pour les demies avec un match énorme du futur toulousain Rory Arnold.

Il ne fallut aux Brumbies, qu’une petite minute pour transpercer la défense adverse. Une remise intérieure de Rory Arnold pour Peter Samu ouvrait un boulevard au numéro 8 des Brumbies qui allait entre les poteaux. Ce début de match préfigurait la première mi-temps avec des Brumbies dominateurs, s’appuyant sur le travail d’un pack au sommet de son art, par sa capacité à libérer des ballons rapides pour des trois-quarts entreprenants, à l’image de leur arrière Tom Banks.

Tom Banks face aux Stormers
Tom Banks face aux Stormers - Icon Sport

C’est lui qui perçait à la 10e minute pour donner à Arnold, encore lui, en soutien, qui servait son ailier Speight qui allait à dame. Si Arnold est capable d’amener cette forme-là à Toulouse la saison prochaine, les champions de France auront touché le gros lot. Les avants des Brumbies montraient toute l’étendue de leurs capacités techniques, alternant toutes les formes de jeu : pick and go, percussions au ras, passes intérieures et, bien sûr, un énorme travail sur les phases de mêlée et de touche.

Il faut aussi reconnaître que les Sharks n’étaient pas aidés par la chance puisqu’ils ont perdu coup sur coup leur perce-muraille, Daniel du Preez et leur flanker, Taylor Paul dans le premier quart d’heure. À la 24e minute, les Brumbies ajoutaient un troisième essai sur penaltouche par Samu. De toute façon, on n’avait vu que les Brumbies dans cette première mi-temps.

Les Sharks passent à l’attaque

La deuxième mi-temps prit une tout autre tournure. Contraints d’attaquer, les Sharks revenaient très forts et monopolisaient le ballon, allant jusqu’à avoir 69 % de possession sur l’ensemble du match. Mais la défense des Brumbies ne lâchait rien. Il faut dire que les Sharks étaient particulièrement prévisibles sur leurs mouvements, jouant avec trop de profondeur pour pouvoir créer des brèches dans la défense des Australiens.

Daniel du Preez, sous le maillot des Sharks
Daniel du Preez, sous le maillot des Sharks - Icon Sport

On assistait donc le plus souvent à un balayage latéral devant la ligne d’avantage. Mais, il était évident que les Brumbies baissaient en intensité, incapable de mettre la main sur le ballon. Mais il fallut attendre la 56e minute pour les voir craquer sur une charge rageuse du centre Esterhuizen. Mais l’obstination défensive des Brumbies eut raison de la fougue aveugle des joueurs de Durban.

Et, sur l’un des rares mouvements des Brumbies en deuxième mi-temps, Powell prenait le trou sur les 22 des Sharks pour sceller la fin des espoirs sud-africains (72e), son remplaçant, Lucas, mettant un point final à la 79e. «Je suis fier, a déclaré le capitaine Christian Leali’ifano. Les Sharks ont tout donné et il nous a fallu puiser au fond de nous-même pour faire face. Nos avants ont encore une fois été extraordinaires, nous donnant la plate-forme pour nos mouvements en première mi-temps. C’était vraiment une soirée spéciale pour nous car beaucoup de cadres ont sans doute joué leur dernier match à Canberra»

Le troisième ligne McAffrey a lui insisté sur la patience des Brumbies ainsi que la communication entre les joueurs qui a permis cette performance défensive de premier plan.

Curwin Bosch, l’arrière des Sharks a lui souligné la performance des Brumbies et la jeunesse de son équipe : «On s’était bien préparés mais nous sommes tombés une équipe très forte sur ses bases. Nous avons tenu le ballon pendant de longues phases sans pouvoir franchir leur rideau défensif. Notre équipe est jeune et manque encore d’expérience, surtout au niveau du pack, et ça s’est vu ce soir.» Tout semblait rouler pour les Brumbies quand on apprit que le numéro 8 Peter Samu serait forfait pour le match de Buenos-Aires. Ses adducteurs le faisaient trop souffrir dans les heures qui suivit le coup de sifflet final.

Midi Olympique
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