• Rattez, la folle ascension
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Top 14

Revue de l'élite (Arrières) - #2 Rattez : la folle ascension

Quelle saison ! Il y a trois ans, Vincent Rattez évoluait encore sous les couleurs de Narbonne en Pro D2. Mais, trois exercices pleins plus tard, le joueur s’est imposé comme une valeur sûre de La Rochelle autant que l’un des meilleurs spécialistes du triangle de derrière en France. D’autant plus que l’intéressé a vécu des derniers mois très riches, qui ont fait de lui l’homme des hommes de base de Gibbes et Garbajosa dans son club. Également utilisé à l’aile, poste auquel il compte quatorze titularisations toutes compétitions confondues et où il a notamment été placé en phase finale de Top 14 avec le retour à la compétition de Murimurivalu, c’est en numéro 15 qu’il a le plus souvent pris ses quartiers (quinze titularisations au total) et qu’il a enchanté la France du rugby.

Joueur complet, il s’est montré toujours aussi impressionnant ballon en mains, grâce à ses appuis déroutants, sa vitesse de course et sa propension à constamment trouver les intervalles dans les défenses adverses, mais a surpris par sa faculté à répondre sur les basiques du poste. Impérial sous les ballons, il a par exemple su rassurer ses coéquipiers à de multiples reprises. Mais il a également été efficace dans l’occupation au pied, ce qui n’est pourtant pas son point fort de base. à l’arrivée, Rattez fut décisif pour son équipe, en inscrivant onze essais, Top 14 et Challenge Cup confondues. Autant dire qu’il n’est pas étranger à la belle cuvée des maritimes, qui ont été jusqu’en finale sur la scène européenne puis en demi-finale sur celle nationale. Une saison qui s’est terminée en apothéose pour lui. En effet, s’il n’était (étonnamment) pas sur la liste des 65 joueurs suivis par le staff du XV de France, officialisée en mai, cela n’a pas empêché Rattez de s’inviter parmi les six réservistes en vue de la Coupe du monde. Le joueur va donc effectuer la préparation à Marcoussis et, en cas de problème physique d’un de ses concurrents, l’arrière ou ailier pourrait voir le Japon. On appelle ça un grand cru.

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