• Christopher Tolofua sous les couleurs du XV de France
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Entretiens

Tolofua : « J’ai remis les compteurs à zéro »

Le talonneur international a debarqué à Toulon pour donner un nouveau cours à sa carrière.

Dans quel état d’esprit êtes-vous alors que vous arrivez à Toulon ?

Christopher Tolofua : Je suis très excité et très motivé pour réussir mon début de saison. À Toulon, je connais pas mal de monde. Il y a mes deux cousins, les frères Taofifenua, Raphaël Lakafia dont je suis proche ainsi qu’Emerick Setiano et d’autres.

Un frère champion d’Angleterre et un frère champion de France, ce n’est tout de même pas banal…

C.T. : Bien sûr, je suis très fier de mon petit frère Selevasio et j’ai vécu à fond les derniers matchs de Toulouse, même si hélas, je n’ai pas pu y assister car j’étais en plein déménagement.

Quel bilan tirez-vous de vos deux saisons chez les Saracens ? N’avez-vous pas souffert de ne pas avoir joué les deux finales de la saison ?

C.T. : Cette expérience ne fut pas une déception, loin de là. J’ai énormément appris. Les Anglais s’entraînent avec beaucoup de rigueur et dans des conditions proches du surpassement de soi. En plus, ils n’ont pas la même vision du poste de talonneur qu’en France. Les Anglais l’utilisent beaucoup en second rideau avec beaucoup de déplacements. Ils lui demandent aussi de jouer les gratteurs et de contester les ballons hauts adverses. Un truc très nouveau pour moi. En ce qui concerne les finales, il faut comprendre qu’en Angleterre, quand on signe ailleurs, on est souvent mis de côté en fin de saison. Mais j’ai accompagné le groupe jusqu’au bout. Ce groupe avait un facteur X, une sorte d’alchimie unique. Les joueurs s’entraident énormément entre eux.

Quels sont vos objectifs désormais ?

C.T. : Dans un groupe rafraîchi, j’espère vivre une super expérience à Toulon. J’ai mes propres ambitions bien sûr : retrouver une place de titulaire en club et retrouver l’équipe de France. Mais en fait, pour moi tout a changé après mon gros souci aux cervicales de début 2018. Je l’ai vécue comme un gros choc, car ma carrière aurait pu s’arrêter d’un coup. J’ai eu le sentiment de remettre les compteurs à zéro et depuis, je prends tout ce qui a à prendre. Aux Saracens, j’ai été très bien soigné notamment par le frère de Jamie George Jonathan, qui a fait un travail extraordinaire dans les soins post-opératoire. Même si je m’étais fait opérer en France par le professeur Bernard à Bordeaux, que je salue.

Revenons aux Saracens. Quels sont les joueurs qui vous ont le plus marqué dans cette machine infernale ?

C.T. : On voit beaucoup Maro Itoje qui fait des choses très visibles à la caméra. Mais George Kruis m’a beaucoup marqué, il fait un très gros travail de l’ombre. J’ai aussi été impressionné par Jamie George qui a un gros leadership. En plus, il m’a demandé pas mal de conseils au sujet de la mêlée car il estimait qu’en France nous étions au point là-dessus.

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