• Les Biarrots ont repris le chemin de l’entraînement avec pour objectif de terminer dans le top 6. Reportage photographique Bernard Photos
    Les Biarrots ont repris le chemin de l’entraînement avec pour objectif de terminer dans le top 6. Reportage photographique Bernard Photos
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Pro D2

Biarritz : À la reconquête du top 6 !

Passée une saison en deçà des objectifs fixés par la nouvelle gouvernance, le Biarritz olympique veut regoûter à ces tant convoitées phases finales et aborde l’année qui se profile gonflé d’ambition.

Dans un mois et demi, Biarritz va attaquer sa sixième saison en Pro D2. Six ans, déjà, que le club, triple champion de France entre 2002 et 2006, a quitté une élite qu’il essaye de retrouver, sans y parvenir pour l’instant. Après deux premières années difficiles, suivies de deux porteuses d’espoirs pendant lesquelles les Basques ont goûté à nouveau aux phases finales, Biarritz a manqué de peu la qualification la saison dernière, en terminant au septième rang de Pro D2, à quatre petites unités du top 6 tant convoité. Arrivé aux commandes du club l’an dernier, Jean-Baptiste Aldigé, président du directoire, analyse : «Je crois que nous avons fini à la place que nous méritions. Je ne crois pas que nous valions mieux que la septième place l’année dernière. Pour moi, le résultat de la saison passée est celui d’un cycle de deux ans auparavant. Comme tout le monde ne parle que des six, quand on termine sept, on se dit que c’est dommage de ne pas être un rang plus haut. Par contre, dans le désir de progresser, d’avancer et de faire évoluer ce club, nous souhaitons, cette saison, faire mieux que l’année dernière. Donc être dans les six.»

Aldigé : "Ensemble dans le même bateau"

Pour construire un effectif digne de ce nom et à la hauteur des ambitions du club, le duo Aldigé-Clarkin a planché, dès le début de la saison dernière, sur le recrutement pour la suivante. «Nous avons voulu formater un beau paquet d’avants raconte le président du directoire. J’espère que ça donnera des résultats, et derrière, nous avons voulu beaucoup de polyvalence et de vitesse. » Les noms de Romain Ruffenach et Yvan Watremez, deux anciens de la maison, furent les premiers à sortir dans la presse, au mois de novembre. D’autres pensionnaires de Top 14 comme Romain Lonca, Leroy Houston, Steeve Barry ou des joueurs piochés outre-Manche comme Dave O’Callaghan, Jacques Delmas ou James Hart suivront. Avec un point commun : peu utilisés en club, le BO leur offre une chance de se relancer. Le tout, dans la durée, avec des contrats pour trois, quatre ou cinq saisons. «Nous avons beaucoup de joueurs d’une même génération, qui ont entre 26 et 27 ans souligne Aldigé. Ces gars-là ont une sacrée expérience et, soit ils avaient le choix de faire deux ans de plus en Top 14 à faire le nombre dans une équipe avec un contrat de joueur de rugby, soit ils avaient le choix d’embrasser un projet qui quelque part leur appartient. On leur fait confiance, ils nous font confiance. Nous partons ensemble dans le même bateau, personne n’a de clause pour partir à gauche ou à droite dans quelques mois. Nous nous sommes tous choisis. C’est un peu atypique, mais on espère que ça donnera quelque chose d’intéressant. » À ces joueurs, sont venus se greffer Nicolas Nadau et Shaun Sowerby, les tous nouveaux entraîneurs du BO, qui partageaient également une similitude, celle d’avoir mis le ballon ovale au second plan ces derniers temps.

C’est avec cette "bâtisse" que les Rouge et Blanc espèrent donc retrouver ces si précieuses phases finales. Avant de voir plus haut, rapidement ? «Je ne veux pas vendre du rêve pour vendre du rêve, modère Aldigé. Je crois que dans les dernières années, il y en a trop eu. Je ne veux pas expliquer à tout le monde qu’on va être champion de France et que l’année prochaine, il y aura le plan «Biarritz 2024 champion d’Europe». Ce sont des bêtises, parce que pour l’instant, nous avons encore des choses à faire à court et moyen terme. Je crois fort que le travail fait, un jour, paye. Il y a un an, le club aurait dû disparaître. Nous œuvrons encore pour le stabiliser. Donc à partir du moment où il le sera, il pourra penser à grossir, à progresser et on verra où il s’arrêtera. »

Pablo ORDAS
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