• Alexandre Flanquart of Stade Francais Paris during the Top 14 match between Stade Francais and Pau on May 25, 2019 in Paris, France. (Photo by Dave Winter/Icon Sport)
    Alexandre Flanquart of Stade Francais Paris during the Top 14 match between Stade Francais and Pau on May 25, 2019 in Paris, France. (Photo by Dave Winter/Icon Sport) Icon Sport / Icon Sport
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Portraits

Flanquart : le nouveau souffle

Le deuxième ligne international est l’une des recrues-phare de l’UBB. Il est venu chercher un nouveau souffle en Gironde.

Alexandre Flanquart, c’est 22 sélections chez les Bleus. L’UBB n’a pas attiré si souvent que ça des internationaux français dans la force de l’âge. Et on sait qu’il fait partie des deux joueurs recrutés directement sous l’influence de Christophe Urios. L’ancien deuxième ligne du Stade français est donc un joueur censé incarner le récent virage de l’histoire du club. "J’arrive ici en conquérant", nous a-t-il confié. Même si sa reprise en bonne et due forme a été retardée : "Oui, j’ai un petit souci au niveau du pied. Je vais progressivement retrouver le groupe la semaine prochaine, j’ai préféré me ménager pour une reprise plus sereine. J’ai trouvé ici un groupe séduisant, comme lors de mes meilleures années à Paris, j’ai l’impression que les gars seront sérieux, sans se prendre au sérieux. Et puis vu de l’extérieur, on ne peut qu’être attiré par l’engouement qui existe autour de ce club."

On sait que son histoire au Stade français s’est terminée dans une certaine morosité, Heyneke Meyer ne l’a pas utilisé à son plein rendement. Il avait eu le courage de l’exprimer ouvertement l’hiver dernier. Ce n’est pas si fréquent. Alors, il a rejoint Bordeaux pour donner un "nouveau souffle à sa carrière". On devine que ce ne fut pas facile de tourner la page et de quitter un club qu’il aurait sans doute aimé défendre pour toujours : "à Paris, nous avons été champions en 2015 avec une bande de potes que j’avais connue à seize ans, dans les équipes de jeunes du Stade français. Franchement, on ne pouvait pas rêver mieux…"

De son expérience parisienne, il garde aussi le souvenir de Gonzalo Quesada, un coach qui l’a beaucoup marqué, "aussi bien techniquement, tactiquement qu’humainement ".

En rêvant au train bleu

À Bordeaux, il découvrira la personnalité d’une autre figure du rugby français. "Je ne connaissais pas Christophe Urios mais je l’ai rencontré avec Laurent Marti, cette entrevue a pesé sur mon choix. Même si on a peu parlé de rugby, mais plutôt des valeurs qu’il porte. Et j’ai l’impression que c’est un entraîneur qui comprend ses joueurs."

On se souvient aussi qu’Urios, lors de sa première rencontre avec les médias avait cité Alexandre Falnquart spontanément en évoquant son goût pour le combat et son agressivité. Parce que le deuxième ligne nordiste, ce n’est pas qu’une taille hors norme, 2 m 06. Il aime aussi appeler qu’il peut apporter quelque chose en termes d’activité et de travail défensif. "Je crois qu’avec le temps, j’ai aussi progressé au niveau de l’intelligence de jeu." Il ne cache pas non plus qu’il compte bien utiliser son expérience à Bordeaux pour essayer de remonter dans le train du XV de France. Il n’a plus été convoqué depuis mars 2016. Soit les débuts de l’ère Novès. Il n’est pas du genre à se cacher derrière son petit doigt. J. P.

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