• Bezy, retour de flamme
    Bezy, retour de flamme
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Top 14

Revue de l'élite (Demis de mêlée) - #3 Bezy : retour de flamme

Il a beau avoir 27 ans, Sébastien Bezy est sûrement la plus belle surprise de ce classement. Car, l’été dernier, pas grand-monde ne l’attendait à un tel niveau. Antoine Dupont encore blessé en début de saison, l’intéressé a continué de parfaitement assurer l’intérim en club. Si bien qu’après le retour de l’ancien Castrais à la compétition, Bezy a même profité du forfait de Morgan Parra pour la tournée de novembre afin de retrouver le groupe de l’équipe de France, deux ans et demi après l’avoir quittée. "Je ne sais pas si je suis devenu un joueur différent mais, en deux ans, il s’est passé beaucoup d’événements pour moi, nous confiait-il à l’époque. J’ai engrangé de l’expérience et je relativise davantage les choses. Dans ma tête, le rugby est un jeu. Il y a tellement plus important, donc je me mets moins de pression qu’auparavant." Il faut dire que sa première ascension, qui l’avait alors propulsé jusqu’à une place de titulaire chez les Bleus pour le début du Tournoi des 6 Nations 2016, avait laissé des traces. Marqué par son déclassement qui allait suivre et par quelques échecs individuels (dont la fameuse transformation contrée à cinq mètres en face des poteaux à Brive), l’international avait traversé des moments délicats. Depuis, Bezy a donc mûri et appris à prendre davantage de recul. Un épanouissement personnel qui s’est clairement ressenti sur le terrain. Aujourd’hui, il est un joueur plus complet. Toujours capable d’imprimer un rythme d’enfer dans le jeu ou de faire admirer sa vitesse de course, mais aussi et désormais plus gestionnaire et lucide. En ce sens, sa complémentarité avec Dupont fut une arme essentielle du Stade toulousain en cet exercice. D’abord car Bezy fut encore plus que précieux quand son alter ego était absent durant tout le Tournoi. Mais surtout parce que leurs profils différents ont apporté de nombreuses solutions à Ugo Mola à l’instant de composer son équipe. Et, si Bezy a parfois souffert de cette concurrence et par exemple pris place sur le banc durant les phases finales de Top 14, il a pourtant pleinement participé au sacre de son club. Son entrée en début de deuxième mi-temps en demi-finale, à Bordeaux contre La Rochelle, fut ainsi un modèle du genre et a sûrement fait basculer le match en faveur des Rouge et Noir. Au-delà, quand Dupont fut décalé à l’ouverture, l’association a fait des ravages. Voilà comment, avec 32 matchs (dont 19 titularisations) pour 5 essais, Bezy vient de signer sa saison la plus aboutie. 

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