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XV de France

Ce que nous dit... la finale du Super Rugby : les Crusaders, ces génies pragmatiques

Et à la fin, ce sont les Crusaders qui gagnent… En remportant un troisième titre consécutif, les hommes de l’ex-Catalan Scott Robertson ont confirmé qu’ils constituaient la formation la plus dominante de l’hémisphère Sud. Oui, les Crusaders sont des génies. Leur aisance à jouer dans la défense n’a pas d’égal en termes d’efficacité, comme en témoignent ces 190 offloads et ces 451 défenseurs battus, les deux plus hauts scores du championnat. Ils possèdent de formidables duellistes qui font les différences comme Sevu Reece, Braydon Ennor, George Bridge ou David Havili. Mais ces facteurs X ne font pas tout. La vraie force de la franchise de Christchurch réside dans sa force collective, son unité, son organisation infaillible. À l’image du Leinster ou des Saracens, c’est une équipe qui donne l’impression de jouer comme un seul homme.

Cela se traduit notamment par des statistiques défensives incroyables : seulement 257points encaissés dans la poule néo-zélandaise qui regroupe pourtant les meilleures attaques du championnat. Loin devant les Hurricanes, deuxièmes avec 362 points ou les Chiefs avec 465 points. Et puis les Crusaders, c’est un pack XXL. Un pack qui, in fine, ne dispose pas des meilleurs chiffres en termes de mêlée fermée ou de touche mais qui broie tout ce qu’il trouve sur son passage dans les mauls et sur les zones de contact. Une défense quasi infaillible, un pack d’airain… Et un ouvreur-buteur de génie. Richie Mo’unga a terminé l’exercice comme deuxième meilleur réalisateur de Super Rugby (182 points), derrière l’ouvreur Handré Pollard (194 points) qui a porté les Bulls à bout de bras. La finale fut d’ailleurs un condensé de la saison des Crusaders : trois points encaissés, des mauls ravageurs, des ballons grattés par Matt Todd et un récital de Mo’unga. C.Q.F.D

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