• La capitaine Fanny Horta sait qu’il y aura peu de marge pour la qualification mais le parcours des Bleues incite à l’optimisme
    La capitaine Fanny Horta sait qu’il y aura peu de marge pour la qualification mais le parcours des Bleues incite à l’optimisme JF Sanchez / Icon Sport / JF Sanchez / Icon Sport
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Tournoi de Kazan

France 7 féminin : Plus de place pour les regrets

Les Bleues n’auront pas réussi à faire mieux que quatrième pendant le World Rugby Sevens Series. une place frustrante tant elles sont capables de tenir tête aux meilleures nations mondiales. À Kazan, Seule la première place sera qualificative, plus le droit à l’erreur.

Nous sommes le dimanche 2 février. La tête basse, presque abattue, les Françaises rentrent de Sydney avec une décevante sixième place. À peine mieux que la septième obtenue en novembre dernier à Dubaï. Pourtant, dans ce tournoi du Golfe Persique, les Bleues ne perdent que de deux points en quart de finale face à ce qui se fait de mieux, les États-Unis (12-10). Un score déchirant tant les espoirs portés sur cette équipe sont immenses. On se dit alors qu’elles feront à coup sûr une cinquième place mais finissent par perdre face à plus faible, la Russie (21-10). Bis repetita en Australie, elles battent les Anglaises en poule 14-28 pour mourir à quatre points des Australiennes en quart 21-17. Accrocheuses, toujours, mais pas assez incisives. Malgré la défaite, les motifs d’espoirs sont grands, tenir tête aux meilleures nations est possible, il faut maintenant réussir à les battre et imiter les garçons qui ont réussi l’exploit d’enchaîner deux finales à Vancouver et Hong-Kong.

Passer un cap

À deux pas du Mont Fuji, les Bleues s’apprêtent à jouer l’étape de Kitakyushu au Japon. Dans la poule de la Nouvelle-Zélande, du Japon et de la Russie, les Françaises sont parmi les deux favorites mais les derniers résultats ne parlent pas en leur faveur. Pourtant, comme à chaque fois elles surprennent. La Nouvelle- Zélande ne fera pas un pli face à la vitesse de Fanny Horta et à la combativité de la meilleure marqueuse française en activité, Anne-Cécile Ciofani (7-29). En quart, un cinglant 19-0 est infligé aux Irlandaises pour enfin retrouver les Anglaises en demi-finale. Une équipe qui n’a pas réussi à battre les filles de David Courteix à Glendale et à Sydney. Cette fois-ci, le rendez-vous était trop grand et trop difficile pour les coéquipières de Shannon Izar. Défaite cruelle 19-17. À partir de là, le cœur n’y était plus et la lutte pour la cinquième place n’a jamais vraiment eu lieu face aux Américaines, match perdu 36-12.

Comme un mauvais film, l’histoire va se répéter à Langford le mois de mai qui allait suivre. Les Bleues battent les anglaises en quart 12-26 avant de tendre le bâton pour se faire battre contre l’Australie, 19-26, en encaissant deux essais en une minute. Encore une fois, le bronze va leur échapper face aux Etats-Unis 36-12. Toujours pas de podium et un sac rempli de regrets. Le tournoi de Biarritz ne fera qu’illusion, et la sixième place est, si ce n’est logique, au moins inéluctable. Cinquième au classement World Series cette année, la France obtient la première place non qualificative et doit donc passer par des Tournois de Qualification Olympiques (TQO) pour tenter d’accrocher le dernier wagon pour les JO de Tokyo. À Marcoussis, elles terminent première et pour réussir à valider le ticket pour le Japon, il faudra rééditer cette performance à Kazan en Russie. Dans une poule largement abordable composée de la Pologne, de l’Italie et de la Moldavie elles devraient a priori s’en sortir. Il faudra néanmoins compter sur l’Angleterre, la Russie et l’Irlande pour jouer les trouble-fêtes. Qu’importe, elles ont leur destin entre leurs mains et devront faire avec ce rôle de favori dans un tournoi européen qu’elles ont semblé dominer tout au long de l’année. Si "tous les voyants sont au vert " selon Courteix, il n’y a plus qu’à se sublimer pour l’emporter.

Dylan Munoz
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