• Sevens - Fanny Horta (France) contre le Canada
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Tournoi de Kazan

Horta : capitaine 7/7

Capitaine des septistes françaises, Fanny Horta a la tâche d’emmener les bleues à TokyO. Une capitaine d’expérience, exemple sur le terrain, qui veille sans cesse au bon équilibre de son groupe.

À 33 ans, Fanny Horta, capitaine de l’équipe de France à VII féminine, a pour mission de guider ses partenaires de Kazan à Tokyo. Au crépuscule d’une saison qu’elle juge à la fois "positive et frustrante", il y a une qualification olympique à aller chercher. Pour mener à bien cet objectif, Fanny Horta veille au bon équilibre d’un groupe qui semble bien vivre ensemble. "J’aime qu’il y ait du respect, que le groupe vive bien et qu’il s’autorise des engueulades mais dans la bienveillance, et avec la volonté de faire progresser le groupe. C’est un de mes principes. C’est un moyen de conserver un groupe sain et de faire en sorte que les joueuses s’épanouissent dans le sport comme dans la vie." Ce que confirme le coach des Bleues, David Courteix. "C’est quelqu’un de très mature, qui est consciente des exigences du haut niveau, à la fois bienveillante et exigeante avec elle-même et avec les autres."

Aujourd’hui sous contrat avec la Fédération, Fanny Horta a obtenu en parallèle, il y a quelques années, son diplôme d’infirmière. La communication et le contact humain sont autant de qualités qu’elle retrouve sur les terrains ou dans les vestiaires. "Je ne joue pas un rôle. Je suis avant tout moi-même, avec mes qualités et mes défauts. Par exemple, il n’y a pas une joueuse qui ne va pas dire qu’à certains moments je peux être casse-pieds et lourde sur certaines choses."

Consciente des enjeux de son sport

Définie comme "un catalyseur d’énergie, de bonne humeur, d’enthousiasme et d’envie" par son coach, Fanny Horta a su également rester au niveau dans ses prestations sportives. Auteure d’une belle saison en Sevens Series, avec neuf essais inscrits, elle a su s’adapter à son changement de poste sur le terrain et conserver ses qualités avec le temps. "Elle a su garder beaucoup de jus et de sens de l’initiative sur le terrain", explique David Courteix.

À travers cette quête de l’olympisme, celle qui a intégré la commission des athlètes des JO 2024 présidée par Martin Fourcade sait que l’avenir de sa discipline se joue en France. "On l’entend tous dans nos clubs, on nous le répète souvent, si on veut des aides financières, si on veut de la médiatisation ça passe par les résultats. Le résultat amène de la reconnaissance et après il y a tout un processus économique qui se déverrouille avec ça. " Lucide. Maintenant, il n’y a plus qu’à.

Clément Argoud
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