Publié le / Modifié le
Coupe du Monde

L'anecdote historique : privés de demie en 2015 par la première erreur d’arbitrage « officielle »

Si le nom de M. Joubert donne encore des boutons à de nombreux aficionados du XV de France en souvenir de son arbitrage lors de la finale de la Coupe du monde 2011, il est une nation qui a payé encore plus cher un tribut à «Joub’s » : l’Écosse. En effet, lors de l’édition 2015, la sélection dirigée par Vern Cotter était sur le point de réaliser un des plus gros exploits de la compétition, en quarts de finale face à l’Australie. Auteur d’un essai sur interception à cinq minutes de la fin du match, le centre Mark Bennett croyait bien avoir offert la victoire au XV du Chardon, après la transformation de Greig Laidlaw qui avait fait passer le score à 34-32. Mais c’était juste avant un fait de jeu incroyable…

Ainsi, à la 78e minute, le pilier écossais Welsh se voyait sanctionné pour avoir repris un ballon en position de hors-jeu, après un en-avant de son coéquipier Josh Strauss, provoqué par la pression australienne. M. Joubert était alors persuadé d’avoir pris la bonne décision et pour tout dire, à vitesse réelle, personne n’y voyait rien à redire. Sauf que les multiples ralentis passés par la télévision prouvèrent que l’en-avant écossais avait été provoqué par un en-avant sur le plaquage du pilier australien Greg Holmes. Le hic ? Il est que le protocole ne permettait (et ne permet toujours pas) de revenir à la vidéo sur ce genre d’action. C’est pourquoi, en son âme et conscience, M. Joubert offrit la pénalité de la gagne à Foley (35-34) avant de partir directement au vestiaire sans serrer les mains d’aucun joueur… De quoi susciter un énorme émoi outre-Manche, et provoquer un incroyable précédent, World Rugby annonçant après coup par voie de communiqué que l’arbitre avait bien « commis une erreur ». 

Pas de quoi pour autant remettre en cause le résultat du match, ni la désillusion des Écossais décidément bien malheureux. Mais de quoi faire planer une pression encore plus forte sur les pauvres arbitres du panel, assurément…

Sur le même sujet
Réagir