• Avec des recrues telles qu’Alexandre Dardet ou Julien Facundo, le club de Carcassone assume ses ambitions nouvelles et veut désormais voir plus haut. L’expérience de la saison passée et le potentiel de son groupe donnent des convictions justifiées à Christian Labit et les siens.
    Avec des recrues telles qu’Alexandre Dardet ou Julien Facundo, le club de Carcassone assume ses ambitions nouvelles et veut désormais voir plus haut. L’expérience de la saison passée et le potentiel de son groupe donnent des convictions justifiées à Christian Labit et les siens. Stéphanie Biscaye / Stéphanie Biscaye
Publié le / Modifié le
Pro D2

Carcassonne : nouveau cap à Domec

Carcassonne démarre cette dixième saison dans l’élite avec beaucoup de certitudes et d’espoirs grâce à un exercice précédent étonnant et un recrutement intéressant. Et si l’USC se mêlait à la course des grands ?

C’est l’histoire d’un petit Poucet devenu grand. L’USC a pris la saison passée une nouvelle dimension grâce à un été réussi et un automne sous les meilleurs auspices, qui l’a même vu truster le podium. Après avoir étonné son monde en se révélant au plus haut dans cette division, en battant notamment Brive puis Bayonne, tous deux promus par la suite, Carcassonne s’est fait un nom. Ce n’est plus cette équipe qui accède depuis peu au Pro D2 et lutte pour sa survie. Pour sa dixième saison consécutive dans ce championnat, l’USC détourne son regard vers le haut désormais et veut goûter enfin aux joies des phases finales. Cette courte période au-devant de la scène plaît et prête à rêver dans les travées d’Albert-Domec. Quand il s’agit de parler d’objectifs, on n’hésite pas à garder les pieds sur terre et rappeler la vérité financière. "Comme chaque année il y a beaucoup de départs, nous accordait le capitaine Andrei Ursache à la reprise de l’entraînement. C’est difficile avec notre petit budget de garder certains éléments qui trouvent de meilleurs contrats ailleurs." Même son de cloche du côté du manager Christian Labit, à lire ci-dessous, qui doit faire avec "le plus petit budget". Mais la vérité est peut-être un peu différente. Dans les faits, Carcassonne vient de réaliser un recrutement judicieux, mêlant expérience, jeune potentiel et renforts à des postes clés.

Des apports de qualité

On a vu l’arrivée de certains joueurs à la réputation peut-être cassante avec l’image habituellement si lisse de l’USC, mais qui seront de grande valeur quand commenceront les choses sérieuses. Ainsi, le club a officialisé début mai l’arrivée du Briviste Félix Le Bourhis, international français et en quête d’un nouveau défi après un exercice plutôt réussi avec le CAB, bien qu’entaché par une absence lors des phases finales et une mise à pied suite à une nuit arrosée à Pau, le week-end de la finale. Son introduction dans l’Aude s’est faite au mieux : " C’est un garçon qui s’adapte facilement, discret au travail, dessine l’entraîneur des trois quarts Julien Seron. Puis on a joué ensemble donc ça facilite l’intégration (entre 2011 et 2013 à Bordeaux-Bègles, N.D.L.R.). On sentira son apport à l’équipe très vite, j’en suis persuadé."

Des ambitions à juste mesure

Au milieu de cadres bien installés tels que Steven McMahon ou Gilles Bosch, cet apport qualitatif et offensif ne sera certainement pas de trop, particulièrement si l’USC veut viser plus haut que l’an dernier, c’est-à-dire être de ceux qui lutteront de près ou de loin pour le top 6. Et c’est possible selon le manager : "On a un effectif qui a davantage de densité et de profondeur. Alors j’aimerais que l’on ne soit pas en feu de pailles pendant trois mois. Ce serait bien que l’on dure un peu plus longtemps, que l’on soit plus performant que la durée."

Fort du même staff et d’un noyau dur de joueurs inchangé, l’USC s’avance avec un gage de stabilité à l’aube d’un nouveau Pro D2 très indécis. Attention à ne pas voir cependant les Carcassonnais trop beaux. Ils ne rivaliseront probablement pas avec les grosses écuries telles que les relégués Perpignan et Grenoble ou Oyonnax, Nevers et Mont-de-Marsan pour les tout premiers rangs. Mais une place de sixième arrachée dans les derniers instants d’une saison, à quoi cela tient-il ? Demandez à Nevers, qualifié lors de l’ultime journée, ou aux Bayonnais, qui ont réalisé un authentique exploit que personne n’attendait. D’une ascension lente mais sûre, Carcassonne se construit et grandit peu à peu, jusqu’à être prêt à l’échéance. Rendez-vous fin mai…

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir