• Après l’échec de la saison dernière, les Castrais Mathieu Babillot, Wilfrid Hounkpatin, Marc-Antoine Rallier et Paul Sauzaret sont prêts à repartir au combat.
    Après l’échec de la saison dernière, les Castrais Mathieu Babillot, Wilfrid Hounkpatin, Marc-Antoine Rallier et Paul Sauzaret sont prêts à repartir au combat. Patrick Olombel / Patrick Olombel
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Castres : grandir encore

Malgré un groupe resté stable à l’intersaison, nombre de choses ont changé dans le club tarnais. Un changement voulu par le nouveau staff, qui espère apporter sa pierre à l’édifice du CO.

En arrivant aux abords du Levézou, on a l’impression que rien n’a changé. On y trouve toujours l’emblématique complexe d’entraînement planté au milieu de ce paysage bucolique fait d’une vaste plaine verdoyante et de la Fermette, son ensemble de bâtisses en pierre situées de l’autre côté de la route départementale. Tout est là. Puis, quand on pénètre dans ses entrailles, on remarque en réalité que bien des choses ont changé. La première, ce sont les hommes. À commencer par leur chef de file, Mauricio Reggiardo qui revient pour la quatrième fois de sa vie au CO. Après avoir été joueur (1995-2006) puis entraîneur des avants (2007 et 2015), l’ex-pilier des Pumas revient cette fois avec les pleins pouvoirs : "J’ai senti que j’étais enfin prêt pour occuper ce poste, nous confie le nouveau boss du CO assis sur un banc de musculation. Tous ceux qui sont passés avant moi ont fait grandir ce club : les deux Lolos, Serge Milhas, David Darricarrère, Matthias Rolland, Christophe Urios, et tous ceux qui les ont précédés. C’est à moi maintenant de le faire grandir." Le défi est de taille pour le technicien qui a su stabiliser le SUA dans l’élite malgré des moyens limités. Il hérite du bilan d’Urios qui, quoi qu’en diront ses détracteurs, a quitté le Tarn la tête haute avec trois qualifications et un Brennus décrochés en quatre ans. "L’institution est au-dessus des hommes", nuance toutefois l’Argentin qui insiste sur le fait qu’il n’est, comme ses prédécesseurs, que de passage. Jusqu’en 2023 au moins, bail pour lequel il s’est engagé avec ses deux adjoints, Patrick Furet en charge des avants et Stéphane Prosper pour les trois-quarts.

Centre d’entraînement redéfini

Ces nouveaux hommes ont donc fait évoluer la structure. Pas de l’extérieur comme nous le précisions en préambule, mais de l’intérieur. On s’en rend compte dès que l’on franchit le pas de la porte du centre d’entraînement où l’espace de travail a été redessiné : "Avec Pierre-Yves Revol, Matthias Rolland et Vincent Giacobbi, nous avons convenu que les infrastructures devaient évoluer", explique Reggiardo. À l’entrée, on trouve aujourd’hui ce message, adressé par le staff aux joueurs : "La confiance est la base de notre fonctionnement. Nous vous la donnons à votre arrivée, à vous de la garder." Après quelques pas, on réalise que la surface du cabinet de kinésithérapie a été doublée, et une salle de travail pour les préparateurs et physiques et kinés a été ajoutée. Celle-ci est équipée d’une baie vitrée qui donne sur la salle de musculation afin que les membres du staff gardent facilement un œil sur les joueurs qui s’entraînent. L’espace musculation a été entièrement refait : re-surfaçage, suppression de l’encombrant tapis de lutte, ajout de deux pistes d’athlétisme de 35 mètres, d’un rack pour la force athlétique et d’une plateforme de force. Au mur, des photos géantes de Capo Ortega, Babillot et Delaporte évoquent trois générations de joueurs. L’autre grand changement, c’est la construction d’un algeco de 300 mètres carrés juste à côté du terrain d’entraînement où ont été rapatriés les bureaux de coachs, la salle de vie, le pôle médical et vidéo. Les bâtisses de la Fermette seront utilisées par le centre de formation.

Et sur le jeu, qu’est-on en droit d’attendre du CO pour l’année à venir ? Mauricio Reggiardo s’est dit sensible à la tradition qui veut que Castres soit une équipe rugueuse, conquérante devant et performante en défense comme elle le fut l’année dernière (lire encadré ci-contre). De son côté, son adjoint Stéphane Prosper souhaiterait "davantage d’alternances" et surtout une équipe "capable de s’adapter aux conditions et aux adversaires." Bien qu’en théorie amputée de sept Mondialistes en début de saison (Urdapilleta, Nakosi, Mafi, Fa’anunu, Vaipulu, Paris et Tierney), mais avec un groupe stable et forcément revanchard par rapport à l’année dernière, le CO semble armé pour retrouver le club très fermé du top 6.

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