• "J’ai un lien indéfectible avec le Tarn "
    "J’ai un lien indéfectible avec le Tarn "
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Entretiens

Furet : "J’ai un lien indéfectible avec le Tarn "

Débarqué de Dax, le technicien va découvrir le très haut niveau au sein du staff du Castres olympique. Un défi qu’il entreprend avec envie et détermination.

Pouvez-vous retracer rapidement votre parcours rugbystique ?

Je suis natif de Corse. Vers 17 ans et demi, 18 ans, j’ai eu la possibilité de rejoindre le continent, à Nice, pour intégrer un sport-études rugby. Assez rapidement, j’ai pu intégrer l’équipe fanion à Nice, qui évoluait à l’époque en groupe A1. J’y suis resté jusqu’à l’âge de 24 ans, après quoi j’ai commencé à bouger : j’ai joué à Perpignan, Narbonne, Castres avant de finir ma carrière à Tarbes. Je pouvais évoluer à tous les postes de troisième ligne et j’ai même pu dépanner en deuxième ligne sur la fin de ma carrière. C’est vers 2010-2011 que j’ai rencontré Jean-Louis Fourcade, alors président de Lannemezan, qui m’a mis le pied à l’étrier pour devenir entraîneur. J’ai passé mes diplômes à Marcoussis en 2012, puis j’ai entraîné Rodez durant trois ans, un club au sein duquel nous avons accompli un gros travail de structuration. Et après avoir aussi posé mes valises à Dax, me voilà.

Comment vous êtes-vous retrouvé dans le staff construit par Mauricio Reggiardo ?

Nous avons joué ensemble à Castres, ce devait être en 2003. Depuis, nous avons toujours gardé contact. Quand il entraînait Albi ou lors de son "opération sauvetage" du Castres olympique en 2015, je prenais déjà plaisir à venir le voir, à observer ses méthodes. Mauricio est un très bon technicien mais c’est surtout quelqu’un qui a de grandes qualités humaines.

Vous débarquez dans une grosse écurie, championne de France de Top 14 il y a à peine plus d’un an. N’avez-vous pas une forme de pression sur les épaules ?

Disons que c’est plutôt de l’excitation mêlée à un peu d’appréhension. J’ai hâte de débuter le championnat et de toucher du doigt la compétition de très haut niveau. Si j’étais seul embarqué dans le projet, bien entendu que j’aurais la pression. Mais là, c’est un projet collégial, nous sommes un staff, une équipe ; je n’ai pas tout le poids sur mes épaules. Les étapes que j’ai franchies à Rodez ou à Dax étaient nécessaires. Ce que j’ai connu par le passé me permet d’apprécier ce que j’ai aujourd’hui. Je ne détiens pas de vérité, je n’ai pas de certitude. Le rugby est en perpétuelle évolution et notre travail consiste à faire de bons choix tant sur l’aspect technique que dans la gestion humaine. Au haut niveau, les différences se font dans le détail.

Que représente le CO pour vous ?

Je suis vraiment très heureux de retrouver ce club. J’ai un lien indéfectible avec le Tarn depuis mon passage au club en tant que joueur. Le CO a su grandir avec son temps et s’entourer de gens compétents qui ont su le faire évoluer. Aujourd’hui nous évoluons dans de superbes conditions de travail.

Quels seront vos objectifs sportifs ?

Pourquoi ne pas rééditer quelque chose de grand avec ces mecs ? Ce qui m’a sauté aux yeux quand je suis arrivé, c’est que ce groupe de joueurs était très travailleur et débordait d’envie. Les gars n’ont pas que le statut de professionnels. Ils le sont vraiment dans chacun de leurs actes. Aller le plus haut possible, c’est ancré dans la génétique de tous les compétiteurs.

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