• Annick Hayraud, heureuse et soulagée après la victoire des Bleues contre les USA
    Annick Hayraud, heureuse et soulagée après la victoire des Bleues contre les USA Travis Prior / Travis Prior
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Women's Rugby Super Series

Hayraud : « Tout le monde s’y est filé et a adhéré au projet »

Heureuse et soulagée, la manager des Bleues Annick Hayraud est revenue sur la belle victoire de ses protégées face aux Etats-Unis (53-14) en ce jour de fête nationale. Elle évoque également l’état d’esprit d’un groupe magnifique et une aventure humaine hors du commun.

Midi Olympique : Ce soir, la victoire fût nette et sans bavure. Êtes-vous satisfaite de la prestation de vos filles ?

Annick Hayraud : Oui, même si on a eu peur sur le début de match. Je crois qu’on a eu encore beaucoup de mal à rentrer dans la partie, il y a eu vingt minutes assez approximatives. Puis on a été capables de remettre en place notre jeu, respecter le plan de jeu et là-dessus je suis hyper satisfaite du résultat du match.

À quoi sont dues ces petites approximations en début de match ?

A.H. : Je pense qu’il y avait un peu de stress et un peu d’appréhension forcément parce qu’on savait qu’il fallait gagner si on voulait terminer 3e. On s’est un peu précipitées, on a voulu jouer chacune pour soi, on a eu beaucoup de mal à tenir le ballon et il faisait très chaud. Est-ce qu’on n’a pas eu du mal à s’habituer sur le premier quart d’heure ? Je crois qu’il y a un petit peu de ça aussi.

Vous n’étiez plus en mesure de remporter la compétition, pourtant le groupe est resté concentré et l’état d’esprit fût irréprochable.

A.H. : Exactement. On a eu du mal à rentrer dans ce tournoi face au Canada lors du premier match, et c’est un petit peu le mal français. Quand on est piqué on est dans la réaction mais si nous avons des prétentions, il faut se préparer pour tous les matches et pas attendre un échec pour rebondir derrière. Je crois que là, on a fait preuve de caractère et les joueuses ont tout donné.

De telles rencontres font elles grandir vos joueuses, notamment en vue du prochain Tournoi des Six Nations ?

A.H. : Bien-sûr parce que ça leur apporte de l’expérience et ça leur fait voir ce qu’est le haut niveau. Je pense que sur le Tournoi des Six Nations, certaines filles arriveront avec une autre préparation, une vision des choses différentes car on voit qu’on rentre de plus en plus dans le détail lors de la préparation de nos matches. Les filles s’impliquent complètement dans le projet et ça, c’est vraiment bien. Ça apporte réellement quelque chose au groupe et ça fait du bien à toute l’équipe.

Sur le plan humain, que retenez-vous de ces deux semaines passées en Californie ?

A.H. : C’est très enrichissant. Je crois que de vivre ensemble pratiquement un mois c’est enrichissant parce que quand on ne se voit qu’une petite semaine ça passe vite et il y a tout de suite le match. Là, il fallait vite clore le match et basculer sur l’autre. C’est forcément beaucoup d’échanges, il faut être très précis et très concrets dans ce qu’on doit mettre en place. C’est très enrichissant parce que tout le monde était dans cette dynamique pour essayer d’amener quelque chose de très positif. On rentrait vraiment dans du détail et on a vu que tout le monde s’y est filé et a adhéré au projet. On a vu des filles qui se sont révélées au travers d’un groupe, arriver à ce que chacune trouve sa place ce n’est pas facile. Il faut que chacune amène quelque chose à l’équipe, c’est aussi ce qui est recherché quand on part comme ça en tournée.

Des souvenirs gravés à vie ?

A.H. : Exactement, Samuel Cherouk leur a dit à la fin du match : « peut-être que l’année prochaine vous vous coucherez en vacances pour le 14 juillet mais pensez que l’année dernière vous étiez entrain de battre les États-Unis. » On dit qu’on se créé des histoires de groupe, de vie mais ce qui nous habite c’est la victoire. S’il n’y a pas la victoire au bout on oublie vite les bons moments que l’on a pu passer ensemble.

Que peut-on souhaiter à ce jeune groupe pour la suite ?

A.H. : On va jouer les Anglaises au Stade Marcel Michelin au mois de novembre, j’espère que ce sera quelque part une revanche même si le contexte sera complètement différent. Et puis on va essayer, puisqu’on reçoit trois fis cette année de gagner le Tournoi des Six Nations.

Thomas Saint-Antonin
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