• Suite à la qualification des États-Unis et du Canada via le circuit mondial, le tournoi de repêchages féminin attribuera exceptionnellement deux tickets pour les JO, au détriment d’un accessit direct pour le vainqueur du TQO Amérique du Nord-Caraïbes. De quoi voir l’avenir encore plus radieux pour les coéquipières de Ian Jason.
    Suite à la qualification des États-Unis et du Canada via le circuit mondial, le tournoi de repêchages féminin attribuera exceptionnellement deux tickets pour les JO, au détriment d’un accessit direct pour le vainqueur du TQO Amérique du Nord-Caraïbes. De quoi voir l’avenir encore plus radieux pour les coéquipières de Ian Jason. Icon Sport - Icon Sport
Publié le / Modifié le
Rugby à 7

Tokyo, si près, si loin : du côté des femmes

Les hommes et les femmes ont connu des fortunes identiques ou presque lors des tournois de qualification olympique, samedi et dimanche : en finissant deuxièmes et troisièmes, ils ont manqué la qualification directe mais auront une dernière chance lors d’épreuves de repêchage organisées en juin 2020. Retour sur les performances du week-end dernier et projection sur une saison prochaine ô combien décisive pour la discipline.

1. Tournoi qualificatif olympique : quel bilan ?

David Courteix, l’entraîneur du VII féminin, déclarait légitimement être confiant avant Kazan. « Je pense qu’on va le faire », avouait-il dans nos colonnes. La France se présentait au TQO de Kazan avec le statut de favorite, forte notamment de sa deuxième place aux championnats du monde 2017 et de son statut-officieux certes-de meilleure équipe européenne du moment. Mais le tournoi de Kazan a donné une autre vérité. Les Bleues, battues de justesse par la Grande-Bretagne en demi-finale (12-14), se classent finalement troisièmes et participeront à un dernier tournoi de qualification en juin 2020, en compagnie notamment de la Russie, finaliste à Kazan. « C’est aussi cela qui fait la beauté du sport », relativise David Courteix. Si le coach pensait à chaud que ses joueuses avaient été en dessous face aux Britanniques, les images du match, qu’il a revues plusieurs fois en se rendant à Kharkiv pour la dernière étape du circuit européen, lui donnent le sentiment que la France était un ton au-dessus. « C’est un sentiment ambigu entre un résultat qui n’est pas celui qu’on attendait mais la satisfaction d’avoir progressé dans le jeu et à tous les niveaux », explique l’ancien troisième ligne de l’ASM. Mais alors, qu’a-t-il manqué aux Bleues ? « Une pénalité, un essai, un ballon gratté sur un ruck ou conservé en touche », répond David Courteix. Pas grand-chose. Mais s’il relativise, on peut tout de même penser qu’il s’agit d’un échec pour cette équipe qui partait avec une courte longueur d’avance sur ses adversaires (ce qui n’était pas le cas des hommes de Jérôme Daret), après avoir manqué la qualification directe via le circuit mondial, achevé à la cinquième place, la première non qualificative.

2. Repêchages : mode d'emploi

On connaît aujourd’hui cinq des onze équipes qui disputeront, avec la France, le tournoi de repêchages qui se déroulera en juin 2020. La Russie, qualifiée au même titre que les Bleues, sera sans doute le principal adversaire. « La Russie sera l’équipe la plus dangereuse de ce tournoi. Nous sommes confiants, nous en partons favoris », admet David Courteix. Les deux équipes européennes seront accompagnées par l’Argentine, la Colombie, la Jamaïque et le Mexique, des équipes elles aussi repêchées. Mais seules les Mexicaines ont pris part au circuit mondial cette saison, lors de l’étape de Glendale comme invitées. Des équipes largement à la portée des Bleues, à l’image de la Moldavie, de l’Italie et de la Pologne, affrontées au TQO de Kazan. « Nous avons réussi à être performants et constants tout au long de ces matchs contre des équipes largement à notre portée », se réjouit David Courteix. Plutôt de bon augure. Pour connaître ses sixderniers adversaires qui lui disputeront l’ultime ticket qualificatif pour Tokyo, les Bleues devront patienter jusqu’au mois de novembre. À l’issue des trois derniers tournois qualificatifs continentaux, deux équipes africaines (TQO les 12 et 13 octobre), deux équipes océaniques (7-9 novembre) et deux équipes asiatiques (9-10 novembre) rejoindront le tournoi de repêchages de juin 2020. 

3. La saison prochaine

« On a progressé à tous les niveaux cette saison, sauf au niveau des résultats », admet celui qui entraîne France VII féminines depuis 2010. Pour David Courteix, le mot d’ordre est donc simple pour la saison à venir : la stabilité. L’effectif ne changera que légèrement. Simplement trois départs, dont celui de Jessy Trémoulière, qui se consacrera désormais exclusivement au XV, pour quatre arrivées. David Courteix disposera donc d’un groupe assez large avec environ vingt-cinq joueuses. « Nous allons continuer à faire des rotations car le calendrier sera très dense », détaille-t-il. Le circuit mondial s’étalera désormais sur huit tournois (contre six auparavant), sans oublier les deux étapes du Grand Prix Series, le circuit européen, et enfin le tournoi de repêchage de juin 2020. Une stabilité qui devrait permettre de développer le jeu produit par les Bleues : une équipe efficace et performante dans l’utilisation du ballon qui conserve une assise défensive importante. Et si l’objectif principal de la saison restera le tournoi de repêchages de juin 2020, l’entraîneur des Bleues ne compte pas délaisser les Seven Series : « On ne pas galvauder cette compétition, d’autant que le classement final nous donnera les têtes de série pour le tournoi de repêchages. » 

Clément Argoud
Réagir