• "Big Joe" est increvable
    "Big Joe" est increvable
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Top 14

Revue de l'élite (Deuxième ligne) - #2 « Big Joe » est increvable

Nul ne connaissait Joe Tekori, alors qu’il avait déjà 23 ans, lorsque le géant samoan débarqua au Castres olympique au cours de la saison 2007-2008, au terme de la Coupe du monde en France. à ce sujet, convenez donc que l’actuel entraîneur principal du Stade toulousain Ugo Mola, alors en poste au CO, eut indéniablement du flair en misant à l’époque sur le titan polynésien, arraché au club d’Auckland pour une poignée de dollars néo-zélandais. Un recrutement qui avait créé une relation particulière entre les deux hommes, lesquels se sont retrouvés des années plus tard à 80 kilomètres de là. Depuis, celui qui fut capitaine du club tarnais avant de vite s’affirmer comme un homme fort du vestiaire toulousain, quand il a rejoint les Rouge et Noir en 2013, a incontestablement vu sa valeur marchande augmenter au fil des années, tant il demeure aujourd’hui l’une des armes de destruction massive de l’un des meilleurs packs du Top 14. Endeuillé par la disparition de sa maman en mars (pour rappel, ce drame le priva du quart de finale de Champions Cup remporté face sur la pelouse synthétique du Racing 92 même si Tekori était parvenu à atterrir à temps pour assister au match depuis les tribunes) puis secoué par la polémique née de son plaquage dangereux sur le jeune talonneur clermontois Yohan Beheragaray, le leader du paquet d’avants de William Servat a pourtant livré l’une de ses meilleures saisons depuis son arrivée dans le championnat de France. Joe Tekori, qui évoluait souvent numéro 8 en début de carrière, dépanne encore parfois en troisième ligne à Toulouse mais c’est bel et bien un cran plus haut, lorsqu’il place son quasi quintal et demi derrière celui du pilier droit Charlie Faumuina, qu’il est le plus utile à l’équipe dirigée par Ugo Mola. Dissuasif au plaquage, rugueux dans les contacts et toujours promp à placer son équipe dans l’avancée, Joe Tekori possède de "bonnes mains", comme on dit dans le jargon, talent qui lui permet de faire souvent briller ses coéquipiers dans l’axe du terrain. Longtemps associé à Yoann Maestri ou à l’international écossais Richie Gray, le leader de vestiaires Joe Tekori s’est totalement épanoui ces derniers mois aux côtés de l’Australien Richie Arnold, lequel affiche des qualités de déplacement ou dans les airs dont est dépourvu l’international samoan. Quoi qu’il en soit, le bus Tekori semble, à 35 ans, increvable... 

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