• Passés complètement à côté de leur sujet à Johannesburg, les Australiens de Michael Hooper reçoivent coup sur coup les Argentins et les Néo-Zélandais. De quoi se remettre la tête à l’endroit à deux mois du Mondial. Photo MaxPPP
    Passés complètement à côté de leur sujet à Johannesburg, les Australiens de Michael Hooper reçoivent coup sur coup les Argentins et les Néo-Zélandais. De quoi se remettre la tête à l’endroit à deux mois du Mondial. Photo MaxPPP
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International

Australie - Argentine : Entre revanchards

Respectivement battus par l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande, Wallabies et Pumas se retrouvent à Brisbane pour un choc qui s’annonce très indécis...

Les Pumas ne débarquent pas à Brisbane en favoris. Mais de toute évidence, l’ordre des choses a bel et bien évolué de l’autre côté du monde et, passée une performance prometteuse face aux All Blacks, les coéquipiers de Pablo Matera pourraient bien causer quelques sueurs froides aux Wallabies. En début de semaine, le sélectionneur argentin Mario Ledesma revenait en ces termes sur la dernière performance de ses hommes, face aux doubles champions du monde néo-zélandais : "Nous aurions dû gagner ce match mais au final, le résultat est pour nous particulièrement frustrant. Je sais que les gens attendent davantage de notre équipe, veulent que nous battions les meilleurs le plus souvent possible. Je les comprends mais je sais aussi qu’en termes de vitesse, d’intensité ou d’organisation collective, on a fait davantage que rivaliser. Et puis, il ne faut pas oublier d’où l’on vient".

De fait, avant de pousser Néo-Zélandais, Springboks et Australiens dans leurs derniers retranchements de façon régulière, les Pumas étaient les parents pauvres du rugby mondial, la diaspora talentueuse mais quasiment inoffensive de la planète ovale. "Les Argentins progressent d’année en année, expliquait cette semaine le demi de mêlée australien Will Genia. Leur défense est en place, très hermétique et physiquement, ils semblent aujourd’hui au-dessus de leurs adversaires. Nous, Wallabies, sommes au commencement d’une campagne quand ils ont, de leur côté, un Super Rugby dans les jambes. Ce n’est pas anodin." à ce sujet, il est impossible de donner tort à l’ancien joueur du Stade français. Car Gonzalo Quesada, le manager des Jaguares, a beau assurer que la province de Buenos Aires et la sélection sont deux entités bien distinctes, treize des quinze Pumas ayant perdu face aux All Blacks avaient aussi échoué en finale du Super Rugby, quinze jours plus tôt.

Sans Folau, Kerevi rayonne

Pour les Argentins, le choc de Brisbane aura également de faux airs de revanche puisque la dernière fois que les Sud-Américains ont croisé la route des Wallabies, ceux-ci leur avaient joué un bien mauvais tour : menés 31 à 7 à la mi-temps, les coéquipiers de Michael Hooper avaient marché sur l’eau dans le deuxième acte, remportant le match à Salta 45 à 34. De ce que l’on sait, ce scénario ahurissant avait laissé de sérieuses traces dans les rangs des Pumas. "Nous ne sommes pas là pour régler des comptes, poursuivait Mario Ledesma, l’ancien adjoint de Michael Cheika sur l’île-continent. L’Australie reste une grande équipe qui ne me semble pas impactée par l’absence d’Israel Folau. Je ne dis pas qu’elle est meilleure depuis son licenciement mais le départ de ce joueur permet clairement à d’autres talents de s’émanciper."

C’est notamment le cas de Samu Kerevi, la bombe fidjienne des hommes en jaune. Positionné au poste de premier centre la semaine dernière à Johannesburg, il fut l’une des rares satisfactions du collectif australien face aux Springboks. Très puissant, crocheteur et rapide, le joueur des Rebels n’avait pas le même impact - ou la même liberté, c’est selon - à l’époque où Folau monopolisait tous les bons ballons. Sera-t-il le Monsieur Plus de Brisbane avant d’être l’attraction du Mondial ? À n’en pas douter…

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