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XV de France

Dupont : « En regardant le match des Pumas, on s’est parfois essouflés devant notre télévision »

Pas étonné par l’intensité de la préparation, il est conscient que son équipe doit encore progresser pour être performante en Coupe du monde.

Depuis quelques semaines, les pépins physiques sont nombreux au sein des Bleus. Avez-vous été surpris par le degré d’intensité de cette préparation ?

On le savait en arrivant ! (rires) Une préparation en club, ce n’est déjà pas drôle, alors pour une Coupe du monde on se doutait que les curseurs seraient encore plus élevés. Même si celle de 2015 était différente, ceux qui l’avaient vécu nous avaient dit qu’elle avait été très dure, dans un autre registre. C’est normal : le but, c’est quand même de nous préparer à disputer des matchs de très haut niveau…

À flirter avec le point de rupture, ne craignez-vous pas la blessure ?

Le staff sait ce qu’il fait. Le but, c’est d’aller toucher ce rythme qui nous manque lorsque l’intensité monte dans les matchs internationaux. Effectuer ce physique avec ballon y contribue, je trouve. Naturellement, on a tendance à aller plus vite lorsqu’on chasse un ballon ou quand on se replie dans son camp, plutôt que quand on aligne les longueurs… C’est plus stimulant et plus utile, puisqu’on révise nos systèmes de jeu à très haute vitesse pour mieux les maîtriser en match.

Qui dit physique avec ballon dit fatalement fautes techniques… L’essence de votre préparation consiste précisément à réduire ce déchet, mais n’est-ce pas frustrant malgré tout sur le coup ?

C’est là qu’on travaille le mieux, dans la fatigue. C’est toujours frustrant de manquer une passe ou un jeu au pied, mais là, on sait que ces erreurs sont provoquées par les hautes intensités provoquées par le staff. Lundi, on effectuait des séquences de sept minutes non stop, ce qui n’arrive pratiquement jamais… Le but, c’est d’aller toucher des niveaux de fatigue qu’on n’atteint jamais en match de façon à être plus confortable techniquement en compétition lorsque la fatigue commencera à se faire sentir. En clair, que les entraînements soient plus durs que les matchs.

On a également noté qu’avec la frustration, l’intensité des contacts a naturellement augmenté…

Ça, c’est toujours pareil. On commence en opposition raisonnée et au bout d’un moment,, comme on reste des rugbymen, tout le monde a envie de plaquer. Surtout les avants… (rires) Heureusement, les matchs amicaux vont bientôt arriver qui nous permettront de rentrer dans le vif du sujet.

Comment jugez-vous l’intégration de Fabien Galthié et Laurent Labit au sein du staff ?

Un staff élargi, ça ne peut être que bénéfique. À titre personnel, je me dis même que sur la technique au poste de demi de mêlée, Fabien Galthié a tout de même quelques références… (rires) Donc, ça ne peut être qu’un atout.

 

Le week-end dernier marquait le début du Rugby Championship, où les Pumas, vos premiers adversaires du Mondial, n’ont cédé que de très peu face aux Blacks. Qu’en avez-vous pensé ?

Je les ai trouvés fidèles à eux-mêmes, capables de mettre beaucoup d’engagement, d’intensité, avec une capacité à aller chercher les attaquants très loin, avec des plaquages très bas. Sur quelques séquences, on s’est même essoufflés devant notre télévision ! (rires) Même si la victoire n’a pas été au bout, on sent qu’ils sont en confiance après le bon parcours qu’ont réalisé les Jaguares en Super Rugby. 

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