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Matchs amicaux

Paris en décrassage contre Nevers

Dans un stade plein et face à une équipe de l’Uson aussi solide qu’organisée, les jeunes "stadistes" ont assuré l’essentiel. Une belle promesse ?

Ce match est d’abord le fruit d’une amitié, celle réunissant depuis dix ans Fabrice Landreau, le directeur sportif délégué du Stade français, et Régis Dumange, le président de l’Uson. Ce dernier explique : "Tous les deux, on se connaît depuis 2009, à l’époque où le FCG osait encore s’aventurer chez nous pour des matchs amicaux. […] Fabrice savait que le Stade français serait bien reçu au Pré-Fleuri". En règle générale, on dispute les matchs amicaux sur le littoral, près de la Méditerranée ou sur la Côte basque, histoire d’être certain d’avoir du monde au stade. Vous conviendrez que Nevers est plutôt éloigné du premier océan et, pourtant, ils étaient près de 7 500 à s’être déplacés vendredi soir, en plein mois de juillet, pour assister à une rencontre qui, au demeurant, n’avait pas d’autre enjeu que d’inaugurer les nouveaux maillots et d’extraire les joueurs du ronronnement de la préparation physique, tours de terrain, diagonales, on en passe et des meilleures. Au vrai, on ne devrait plus se surprendre de l’engouement populaire suscité au centre de la France par un club sorti de terre, ou presque, il y a une dizaine d’années. On ne devrait plus s’étonner, non plus, de voir le stade de l’Uson, meilleur taux de remplissage du dernier Pro D2, plein comme un œuf en plein été. Et pourtant, le charme opère encore. "Un jour, poursuit Dumange, on ira encore plus loin. On construira une nouvelle tribune, on montera à 13 500 places et là, on verra bien ce qu’il se passe… Pas à pas, on avance…"

Lester Etien, centre d’attention

Et sur le terrain, vous dites ? Bof, ni plus ni moins qu’un match de reprise, qui plus est disputé sous un déluge : une litanie d’en-avants, quelques crampes, des lancements de jeu qui n’arrivent pas toujours et des lanceurs lobant plus qu’à l’habitude leurs sauteurs. Malgré tout, la revue d’effectif réalisée d’un côté par Xavier Péméja et, de l’autre, par Heyneke Meyer, n’a pas été vaine. Loin s’en faut. À Nevers, ils sont plusieurs à nous avoir tapé dans l’œil. Le jeune talonneur Jannick Tarrit (20 ans) a vraiment du feu dans les pattes, est un lanceur plutôt propre et ne semble pas souffrir outre-mesure en mêlée fermée : il fut l’un des meilleurs joueurs de son équipe face au Stade français. L’ancien droitier des Waratahs David Lolohea (135 kg), s’il gagnerait probablement à se délester de sa fourrure d’hiver, a fait mal aux parisiens sur chacun des impacts. Quant à Romaric Camou, lâché par La Rochelle il y a quelques mois, sa vitesse et ses appuis mirent irrémédiablement le feu dans la défense parisienne à de nombreuses reprises.

En face, l’activité du jeune flanker Charlie Francoz est à souligner, tout comme l’aisance de Florian Revert dans les airs, les jambes d’Adrien Lapègue ou la masse intimidante de Pierre-Henri Azagoh. Sous la pluie nivernaise, on a également apprécié le repositionnement de Lester Etien au centre : auteur de quelques charges et d’une passe décisive magnifique pour Adrien Lapègue, il a marqué des points. Entré en jeu en fin de match, Darry Desplan, musculeux ailier droit, a quant à lui remué quelques défenseurs. Enfin, si l’international espagnol Thierry Feuteu a encore des progrès à faire en mêlée fermée, sa puissance dans le jeu courant saute aux yeux.

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