• L’expérience de Faumuina
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Top 14

Revue de l'élite (Piliers) - #2 L’expérience de Faumuina

Charlie Faumuina a peut-être réalisé sa meilleure saison depuis son arrivée en 2017 en France. Devenu un cadre de l’effectif du Stade toulousain, il a grandement contribué au titre de champion de France de son équipe. Incontournable sur la feuille de match tout au long de la saison, le Champion du monde avec les All Blacks en 2015, avait vécu une première saison d’adaptation. Cette année, le Néo-Zélandais s’est révélé aussi régulier que performant. Tant et si bien que le manager du Stade toulousain Ugo Mola en a fait un cadre de son équipe. Seulement cinq journées de Top 14 ratées et deux de Champions Cup pour un temps de jeu, toute compétitions confondues, de 1290 minutes dont 991 minutes en championnat. Des chiffres pharaoniques pour un pilier droit. Evidemment, il doit cette forte activité à la blessure en cours de saison de l’autre pilier droit du club, Dorian Aldegheri. Ce dernier, appelé pour la premier fois avec le XV de France durant le Tournoi, s’était gravement blessé à un genou et n’a pas rejoué de la saison.

Par ailleurs, les observateurs ont évidemment salué le retour du jeu à la toulousaine. Un jeu bâtie sur le mouvement dans lequel Faumuina s’est épanouie, notamment en raison de ses qualités gestuelles. Ballon en main, il a démontré tout au long de sa saison sa capacité à faire jouer debout ses partenaires. Souvent, il a servi de joueur pivot, créant du lien entre les avants et les trois-quarts. Une faculté rare pour un joueur de son gabarit.

Surtout, en raison des graves blessures au genou de l’expérimenté talonneur italien Léonardo Giraldini et de l’autre talonneur Julien Marchand, nommé capitaine en début de saison, Charlie Faumuina est devenu le papa de la première ligne toulousaine. Entouré de nombreux jeunes joueurs, il leur a fait profiter de son expérience. Et si le Stade toulousain a été capable tout au long de la saison de produire un jeu si séduisant et si spectaculaire, le club de la ville rose le doit en partie à la qualité de sa mêlée fermée. Un secteur de jeu où Faumuina a tenu un rôle capital. Evidemment, certains retiendront qu’en finale de Top 14, la mêlée toulousaine a souffert face à l’ASM Clermont-Auvergne. Mais la densité de Charlie Faumuina s’est révélé très précieuse dans les forts moments de domination au cours de cette rencontre qui a permis au Stade toulousain de retrouver son statut parmi les grands clubs de l’hexagone.

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