• Ce test grandeur nature sera l’occasion pour des recrues brivistes de se mettre dans le bain, à l’instar deJulien Blanc. Photo Diarmid Courrèges
    Ce test grandeur nature sera l’occasion pour des recrues brivistes de se mettre dans le bain, à l’instar deJulien Blanc. Photo Diarmid Courrèges
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Top 14

Montpellier - Brive : Des leçons pour l’avenir

Le promu va disputer le premier de ses trois matchs amicaux face à un MHR remanié. Cette sortie va permettre au promu d’en savoir un peu plus sur ce qui l’attend et sur ses armes.

"Il me tarde d’être aux matchs amicaux : avec Montpellier, le Racing et Bordeaux, nous allons être servis. Cela va permettre à l’équipe de se confronter à l’intensité du Top 14 et de savoir ce qu’elle doit travailler pour être performante d’entrée." Le 16 juillet, déjà, Jeremy Davidson se projetait, avec impatience, sur les galops d’essai de l’été. Le temps des répétitions grandeur nature est arrivé. Ce vendredi, à Millau, le promu va toucher du doigt le niveau de cette élite où il tentera de subsister.

Simon Pierre-Chauvac, vingt-quatre feuilles de match de Pro D2 la saison dernière mais novice en Top 14, aborde ce rendez-vous avec "beaucoup d’excitation et d’envie". Le pilier gauche de 21 ans le sait : il s’apprête, avec ses partenaires, à changer de dimension. "Cela va nous permettre de prendre nos marques vis-à-vis du plus haut des niveaux. À Montpellier, il y a des joueurs imposants, avec de l’expérience et pas mal d’internationaux. Ça va être un bon test. " Le contenu global et les performances des jeunes - à défaut de voir toutes les recrues, Alex Dunbar (en reprise), Nico Lee ou encore Mitch Lees (visas) étant non présents - seront particulièrement intéressants à l’heure de l’analyse. "Les deux premières rencontres vont être l’occasion de voir l’effectif en profondeur avant d’éventuellement resserrer le groupe pour la dernière, explique Jeremy Davidson. L’an passé, nous avions ainsi lancé beaucoup de jeunes qui avaient fini par percer."

Pour le court et le moyen terme, quelques leçons pourraient donc être tirées : "Ce match devrait être riche en enseignements, reprend le jeune pilier. Le résultat peut venir valoriser le travail de l’équipe mais l’important est de gagner des repères et de la confiance. Les vraies victoires, ce sera pour le championnat." Pour rappel, l’Usap avait remporté ces deux matchs d’intersaison, l’an passé, face à Toulouse et au Racing 92. Drôle d’illusion… L’essentiel se trouve bel et bien ailleurs pour le CABCL. "Quand on voit le parcours de Perpignan, ça fait peur. Si dès le début, tu te retrouves dans les derniers, ça devient très dur. D’où l’importance de réaliser une bonne entame pour ne pas douter."

Prendre conscience de la difficulté

Cette première sortie doit permettre à l’ancien Bleuet et à ses partenaires de fourbir leurs armes en vue d’un début de saison crucial, avec des déplacements à Pau puis Agen suivis de la réception de Clermont : "Le niveau d’exigence sera supérieur à ce que l’on a connu. Il est donc impératif de se préparer au mieux mentalement et physiquement. Les anciens, François Da Ros et Saïd Hirèche, nous parlent beaucoup de la différence qu’il y a entre les deux divisions. Pour les jeunes, il faut prendre conscience de cette difficulté."

Sur le plan individuel, Simon-Pierre Chauvac se sait justement confronté à un défi de taille : "Déjà, en Pro D2, l’adversité était relevée avec des joueurs ayant un gros vécu de l’élite, comme Karena Wihongi. Mais là, ça va être encore autre chose. Je me dis que je vais jouer contre des gars comme Slimani, qui ont été mes modèles… Il faudra être prêt à tous les niveaux : sur la technique en mêlée, le gainage, le déplacement… Pilier est un poste à maturité tardive mais si la préparation est bonne, il y a moyen de bien faire." En l’absence de Karlen Asieshvili, l’ancien de Beaulieu-sur-Dordogne pourrait se voir confier des responsabilités au plus vite : "Je suis content pour Karlen qu’il aille au Mondial et, pour moi, ça peut être une opportunité. Si les prestations sont bonnes, je pourrai enchaîner." Ça commence à Millau face à Guillamon et compagnie.

Montpellier, à toute vitesse

"Jouer debout ! Encore !" Xavier Garbajosa donne de la voix et le MHR élève le rythme de sa préparation avec ballon en ce lundi après-midi. En opposition raisonnée, les Héraultais répètent les phases de jeu offensives à haute vitesse. Posté derrière eux, le manager oblige ses hommes à passer le moins possible par le sol. Qu’importe le déchet technique, l’essentiel est de vite s’approprier la philosophie de jeu. "On veut jouer au rugby !" lâche P.-P. Lafond, coach des avants, après la séance. "Et pour cela, il faut avoir une "caisse" physique et répéter les sprints pour en prendre l’habitude. On bosse donc aussi pas mal en volume et nous incluons le ballon au physique. C’est pour cela que vous voyez des longues séquences aux entraînements. Cet après-midi, le groupe est monté sur des phases à cinq minutes de temps de jeu effectif, avec un tiers de récupération. On a une volonté de jouer, de tenir le ballon et de pratiquer un jeu total auquel tout le monde peut participer."

Une mutation entamée l’an dernier, aujourd’hui renforcée et accélérée. Et si vendredi face à Brive, ce sont surtout les jeunes qui auront une carte à jouer ; le collectif héraultais devra lui déjà prouver sa capacité à évoluer offensivement. "Les Brivistes ont une équipe très dense et solide. On s’attend donc à un gros match d’entrée. Pour nous, ça sera l’occasion de voir ce qu’on a mis en place. Ces séquences de physique, mais aussi notre organisation offensive et défensive. On a la chance d’avoir un groupe très élargi avec les espoirs qui sont montés et s’entraînent avec nous. Ils sont là depuis le début et beaucoup d’entre eux participeront à cette rencontre", conclut-il. Une opposition lors de laquelle certains Héraultais expérimentés seront laissés au repos, avant d’être lancés face à Agen le 9 août prochain.

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