• Ici la saison dernière avec Massy en Pro D2, l’entraîneur Benoît Larousse est revenu à Pontault-Combault soutenir le projet de son club formateur.
    Ici la saison dernière avec Massy en Pro D2, l’entraîneur Benoît Larousse est revenu à Pontault-Combault soutenir le projet de son club formateur.
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Reportages

Pontault-Combault : Le retour de Larousse

Après trois années passées à Massy, l’entraîneur revient dans son club formateur pour soutenir son projet.

Le club de Pontault-Combault a enregistré le retour de l’un de ses fils prodigues. Après trois saisons passées à Massy comme responsable des avants, dont deux saisons en Pro D2, Benoît Larousse a décidé de revenir là où il avait pris sa première licence, dans ce club qui constitue pour lui un giron familiale. Son frère Éric se trouve au bureau directeur. Son neveu Mathéo joue en équipe première. Et sa maman Marie-Thérèse, avant de passer la main, avait été élu présidente de ce club du département de la Seine-et-Marne pendant vingt et une années.

Le retour du "fiston" s’est fait par un jeu de billard à trois bandes. Il était déjà revenu une première fois il y a quatre ans en Fédérale 3. Quand Massy l’avait appelé, il avait installé à sa place ses deux amis Olivier Sollier et Jérôme Vienne, des anciens étudiants staps de Lacretelle comme lui. Eux ont décroché entre temps une montée et un maintien en Fédérale 2. à l’intersaison, Olivier Solier a été recruté par Ris-Orangis (Fédérale 2) et Jérôme Vienne par Aulnay-sous-Bois. Benoît Larousse a donc repris le flambeau qu’il leur avait laissé. La publicité est bonne, de cet entraîneur de Pro D2 revenu à sa source. Ce petit club familial cherche à se développer et mieux se positionner dans la lutte d’influence menée sur leur territoire du Grand est francilien avec Meaux. Ces deux clubs en difficultés cherchent un second souffle.

Avec un nouveau président

Classés aux deux dernières places de leur poule de Fédérale 2, Pontault-Combault et Meaux auraient dû redescendre en Fédérale 3. Ils ont été sauvés sur tapis vert. Pontault-Combault le premier, par la liquidation judiciaire de Strasbourg, et Meaux en second quand la relégation administrative d’Epernay a été confirmée. Leur difficulté d’existence est évidente, ce qui a poussé les gens de Pontault-Combault à enclencher une nouvelle dynamique. Quand il était revenu la première fois, il y a quatre ans, Benoît Larousse accompagnait une nouvelle équipe. Pour ce deuxième retour, il fera encore avec un nouveau président. L’ancien joueur devenu arbitre, Djaid Makouf, a pris le relais de ceux qui ont œuvré pendant quatre ans. "Ce n’est pas une élection de rupture. Je suis complètement dans la continuité de ce qui a été fait, avec le devoir de faire avancer le club encore un peu plus, explique le nouveau responsable. Il est évident que nous avons besoin de davantage de ressources et de moyens de formatons supplémentaires pour envisager de nous positionner comme le club référent de l’Est parisien."

Pour les ressources, il a du pain sur la planche. Il a chiffré à 100 000 € les besoins supplémentaires immédiats. Pour la formation, le projet de création d‘une classe rugby doit voir le jour. Pour l’équipe première, le retour de Benoît Larousse à ses côtés est une aubaine, saluée par le maire de la ville en personne d’un commentaire sur les réseaux sociaux ! C’est déjà une dynamique. "Il est tout à fait évident que notre avenir à court terme se fera dans l’adversité", a commenté Benoît Larousse, qui a été l’objet de beaucoup de sollicitations avant de prendre sa décision du retour au bercail. "Le but, cette saison, sera de transformer toutes les défaites bonifiées de la saison dernière en succès. C’est tout à fait jouable. Les valeurs de ce club - sa simplicité et la qualité de la génération montante - doivent nous permettre de mieux appréhender la division."

Union sportive municipale Pontault-Combault Rugby

Date de création : 1971

Nombre de licenciés : 280

Plus haut niveau atteint : Fédérale 2

Palmarès : champion Ile-de-France Troisième Série (1990), réserves Promotion Honneur (1999), réserves Honneur (2000, 2003)

Budget : 230 000 €

En 2017-2018 : Fédérale 2, 10e de la poule 2, maintenu sur tapis vert

Guillaume Cyprien
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