• Fabien Galthié et Laurent Labit (France)
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Préparation Coupe du monde

À balles réelles !

Après une première partie de préparation sans réel contact physique, le XV de France va aborder une nouvelle phase de son travail dans la perspective du Mondial au Japon. Désormais, place au jeu, à ses lancements. En quelques jours, une nouvelle identité doit se mettre en place.

À Monaco, sous une chaleur étouffante, les corps ont transpiré, les organismes ont souffert. Au pays du luxe et de la détente, les Bleus de Jacques Brunel n’ont pas ménagé leurs efforts. Au contraire. En optant pour un travail physique à très haute intensité en intégrant le rugby dès le début de la préparation, le staff tricolore a évidemment épargné ses joueurs de tout contact. Seuls les quelques derniers entraînements, sur des séances plus longues que les autres, ont conduit les Bleus ont fait rougir un peu les épaules. Mais jusque-là, pas d’hématome, pas de traumatisme lié à des chocs, la régulation s’est révélée efficace.

Sauf mauvaise surprise, l’ensemble de l’effectif sera donc prêt pour le début du stage à Valence ce vendredi à encaisser de nouvelles charges de travail, intégrant cette fois-ci le contact. Les Bleus vont entrer dans le vif du sujet et vont pouvoir tester les bienfaits de leur préparation. Trois entraînements par jour sur les quatre jours pleins de travail. Rien que ça. Jusque-là, le staff technique les a fait travailler sur du jeu de transition, sur des turnovers. Bref, des séquences de jeu se conjuguant idéalement à la préparation physique et sollicitant les organismes. Sous le chaud soleil espagnol, Guilhem Guirado et ses partenaires vont donc placer le curseur en mode "rugby".

Des lancements de jeu siglés Galthié-Labit ?

Au programme : les lancements de jeu, les renvois ou les coups d’envoi. Tout ce qui touche de près ou de loin au mouvement général d’une équipe et qui permet d’en définir son identité. Sans doute ce stage de Valence marquera-t-il un virage important. Impossible de ne pas imaginer que Fabien Galthié et Laurent Labit, les deux nouveaux techniciens venus renforcer le staff de Jacques Brunel, ne vont pas chercher à imprimer leur marque de fabrique. Jusque-là, le sélectionneur leur a accordé une grande confiance et les différents ateliers menés portent leurs signatures. De la nouveauté dans les lancements, il y en aura, c’est donc une certitude. Seulement, les Bleus n’auront que quatre jours entiers de travail sur le terrain. Un laps de temps extrêmement court que Brunel et sa tripotée d’adjoints vont tenter d’optimiser. L’assimilation se fera donc aussi par le biais de séances vidéo, de réunions, afin de détailler les attendus.

Évidemment, il sera aussi question des phases statiques. Jusque-là, les mêlées et les touches, ont essentiellement été vues confortablement assis face à des écrans. Exit donc les ordinateurs et les chaises, place au terrain. Sébastien Bruno et Julien Bonnaire, les deux techniciens en charge de ces secteurs, interviendront davantage, des séances spécifiques ayant été planifiées. Les oppositions se dérouleront à "balles réelles" sur quasiment toutes les séances du séjour espagnol. L’occasion aussi pour les joueurs de se jauger et de juger des bienfaits de la première partie de la préparation estivale. Pour le staff, ce sera aussi le moyen d’aiguiser les avis sur les uns et les autres. D’en savoir un peu plus sur le tableau de marche de tel ou tel joueur. Lors de l’annonce de la liste des joueurs retenus le 18 juin dernier, Jacques Brunel avait lâché innocemment (ou pas) : "On a donné à tous des objectifs physiques mais aussi en termes d’implication. Si certains ne les remplissent pas, les suppléants sont là."

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