• Les Clermontois se sont mis au vert du 29 juillet au 4 août à Tignes avant d’entamer leur série de matchs amicaux, qui débutera par la rencontre face à La Rochelle.
    Les Clermontois se sont mis au vert du 29 juillet au 4 août à Tignes avant d’entamer leur série de matchs amicaux, qui débutera par la rencontre face à La Rochelle. Photo ASMCA - Photo ASMCA
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Saga Clermont

Clermont veut être le plus fort

Cette saison encore, l’ASMCA sera le club du Top 14 le plus impacté par la Coupe du monde et les absences qui en découlent. Pour remédier au problème, le président De Cromières glisse une idée…

À Clermont, on dresse un constat plutôt clair des trois mois à venir : une Coupe du monde, huit doublons, onze internationaux absents et, en tout état de cause, une montagne d’emmerdements. Alors, on pourrait répondre aux vice-champions de France que les doublons sont vieux comme Hérode, qu’il faut faire avec et que, nolens volens, ce système n’est peut-être pas le meilleur des systèmes, mais qu’en l’état, il en est probablement le moins pire. Éric de Cromières, lui, n’est pas raccord avec le fatalisme ambiant et, pour en finir avec ce qu’il considère comme l’une des dix plaies du rugby français, il énonce en préambule : «Je milite pour un vrai championnat. Aujourd’hui, on ne sait pas qui est le plus fort, qui est le plus régulier d’entre-nous ; rien n’est moins lisible que notre système actuel.» Le président de l’ASMCA, en place depuis 2013, développe : «Personnellement, je proposerais d’abord de mettre un terme aux phases finales du championnat. Ce qui ne signifie pas que le rugby français en serait dépourvu : dans mon esprit, un Top 12 permettrait ainsi de gagner quelques dates, au fil desquelles on organiserait la Coupe de France des clubs, une compétition par nature très proche des phases finales telles que nous les connaissons aujourd’hui. En Coupe, le haut du panier de la Fédérale 1 affronterait au départ les clubs de deuxième division afin d’effectuer un premier écrémage. Derrière ça, les équipes de Top 14 se grefferaient à la compétition. Franchement, le foot a tout compris, il est bien plus organisé que nous.»

De retour en Champions Cup !

Éric De Cromières, l’un des présidents du Top 14 qui défend l’idée d’un resserrement de l’élite avec le plus de véhémence, conclut ainsi sa plaidoirie : «Pour moi, ce n’est pas un combat nouveau. Je défends même cette réorganisation depuis toujours car elle permettrait, je crois, de faire disparaître ces doublons ridicules. Hors microcosme, les gens ne comprennent pas que le championnat se poursuive alors que l’équipe de France est à 15 000 kilomètres de là, en train de disputer une Coupe du monde… Je suis par ailleurs convaincu que le système que je prône avec d’autres présidents aiderait les Bleus. De mémoire, je crois savoir que Philippe Saint-André, Guy Novès ou Jacques Brunel ont toujours démarré une compétition internationale avec, à l’infirmerie, six ou sept blessés majeurs. Alors, quand je vois les projets de ligue mondiale et tous ces trucs, je m’inquiète : in fine, on détruira avec la santé de nos joueurs.»

Passée la pénibilité annoncée des doublons Mondial-Top 14, les Jaunards retrouveront, après une saison passée au purgatoire, les plaisirs de la Champions Cup, que l’on qualifie généralement de grande Coupe d’Europe. À ce sujet, le président De Cromières conclut : «La Champions Cup est une compétition qui plaît à nos joueurs, nos supporters et nos partenaires. Le groupe dont on a hérité n’est pas facile, mais très homogène : l’Ulster est un grand spécialiste de la Coupe d’Europe, qui n’a perdu que de deux points son dernier quart de finale, face au Leinster ; les Harlequins, on les a affrontés l’an dernier, c’est du solide ; quant à Bath, c’est du bon milieu de tableau, l’équivalent anglais de Castres. Et puis, le fait qu’il n’y ait aucun club français dans la poule est une bonne chose : la Coupe d’Europe doit avoir un parfum différent du championnat. Sinon, ça ne rime à rien…»

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