• Déjà très en jambes, Werner Kok a régalé le public gaillacois avec ses courses tranchantes et ses appuis déroutants. Photo Stéphanie Biscaye
    Déjà très en jambes, Werner Kok a régalé le public gaillacois avec ses courses tranchantes et ses appuis déroutants. Photo Stéphanie Biscaye
Publié le / Modifié le
Stade toulousain

Comme un Kok en pâte

Le Sud-Africain a montré de belles choses pour ses premières minutes sous les couleurs du Stade toulousain.

Les champions de France ont été sérieux cet été. Si on imagine qu’ils ont dignement fêté leur titre, ils ont apporté la preuve qu’ils avaient malgré les agapes su se maintenir en forme. Vendredi soir à Gaillac, le Stade toulousain a triomphé de Colomiers dans un premier galop d’essai arrivant seulement douze jours après la reprise officielle de leur entraînement. Et même si l’adversaire était un élève du Pro D2, gagner ce match contre ces Columérins qui comptent un mois de préparation supplémentaire est tout sauf anodin.

Parmi la masse de joueurs utilisés par les Toulousains (deux quinze distincts, un par mi-temps), un homme a particulièrement tiré son épingle du jeu. Il s’agit de Werner Kok, le joueur de VII débarqué cet été dans la Ville rose. S’il n’a joué que quarante minutes et touché finalement peu de ballons, la nouvelle bombe de l’aile toulousaine s’est montré particulièrement tranchant. Des appuis de feu, un excellent timing, une vitesse de course impressionnante et une générosité à tout rompre laissent augurer le meilleur pour les matchs officiels.

Conseillé par Kolbe et Elstadt

La flèche à la longue tignasse blonde impressionne déjà ses coéquipiers. Antoine Miquel le reconnaissait sans ambage : «Il est impressionnant. Il va à une vitesse folle et ses changements de direction sont déroutants. Il n’a pas de mal à se fondre dans un collectif quinziste même s’il vient du VII. C’est très fort.»

Werner Kok semble déjà très à l’aise dans son nouvel environnement. On l’a vu permuter, se proposer dans la ligne, plaquer comme un beau diable. S’il a joué à l’aile vendredi soir, Werner Kok se veut très polyvalent. Son poste de prédilection est deuxième centre, mais il peut évoluer en 12 où aux deux postes d’ailier. Engagé dans la Ville rose sur les conseils de Cheslin Kolbe et Rynhardt Elstadt, ses deux amis sud-africain rencontrés à la Western Province, Kok n’a que quelques mois pour faire ses preuves. Il a paraphé un contrat de «Joker Coupe du monde» et celui-ci prendra fin au mois de novembre. D’ici là, on pressent que ce garçon va dynamiter quelques défenses !

Voir les commentaires
Réagir