• Laurent Labit (France) à l'entraînement des Bleus
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Préparation Coupe du monde

Labit : Mister skills

Depuis le début de la préparation, les regards sont tournés vers un staff qui compose avec l’arrivée de nombreux nouveaux. Laurent Labit est en charge des skills mais pas seulement.

Julien Bonnaire, casquette vissée sur la tête, carnet de notes à la main fait réviser les combinaisons en touche. Sur le terrain d’à côté, Sébastien Bruno a pris position sur le joug et annonce les commandements d’entrée en mêlée. Une fois la poussée effectuée, les avants se lancent en sprint dans le grand champ où Jean-Baptiste Elissalde donne les consignes aux attaquants. En face, Jean-Marc Béderède rectifie les comportements des défenseurs. Et Jacques Brunel observe tour à tour les différents ateliers. Rien n’aurait changé chez les Bleus ? En réalité Fabien Galthié profite de ce temps pour s’échauffer. "C’est important à mon âge", plaisante-t-il. Il sait qu’il va devoir courir au milieu des joueurs pendant une opposition intense, sans pause pendant de longues minutes, se retrouvant alors seul à la manœuvre. Et Laurent Labit alors ? "Laurent Labit s’occupe des skills mais aussi de l’animation des trois-quarts avec Jean-Baptiste Elissalde. Il s’occupe aussi, comme tous les membres du staff, de la construction de notre jeu, que ce soit dans la réflexion mais aussi sur le terrain dans les différents ateliers qu’ils ont à animer à tour de rôle. Mais il peut aussi intervenir dans un atelier de défense parce qu’il participe à l’élaboration du projet. C’est un partage."

Le sélectionneur Jacques Brunel est le meilleur VRP de son nouveau staff et de son organisation. Sur le terrain, Laurent Labit a pris sous ses ordres la moitié du groupe pour faire découvrir les lancements de jeu aux joueurs, avant de prendre place sur un côté du terrain lors de l’opposition. Tout comme le reste du staff, Galthié étant seul à courir au milieu des Bleus. Entre deux sessions d’oppositions, l’ancien entraîneur du Racing 92 a sorti des ballons de football, des balles de tennis pour un petit jeu d’adresse et de coordination. Un partage des tâches qui ne pose aucun problème pour le sélectionneur Jacques Brunel : "J’ai entraîné Fabien et Laurent pendant longtemps. Est-ce que vous savez que lorsque j’allais voir des matchs au Racing encore cette saison je dormais chez Laurent Labit. Donc comment voulez-vous que ça n’aille pas bien." à chaque interruption pour des phases de récupérations d’une minute pendant l’opposition, Laurent Labit et Jean-Baptiste Elissalde entrent sur le terrain pour prodiguer leurs conseils en fonction de leurs observations, chacun étant posté le long d’une ligne de touche. Jamais le XV de France n’avait eu autant d’entraîneurs à ses petits soins. Et pourtant, les joueurs assurent avoir gagné en clarté, écartant l’hypothèse d’une éventuelle cacophonie. "C’est beaucoup plus détaillé, beaucoup plus précis et donc plus clair pour nous, avouait Camille Chat au sujet du projet de jeu, Chacun amène sa pierre à l’édifice forcément, mais je trouve le projet plus précis que durant le Tournoi des 6 Nations, c’est vrai. Je ne sais pas si c’est grâce aux nouveaux entraîneurs mais je le ressens ainsi."

Si tout le monde a trouvé sa place pendant la préparation, reste à savoir comment tout ce petit monde va s’organiser les jours de matchs. Qui va porter l’eau, qui va donner les consignes en bord de touche, qui va s’asseoir en tribunes ? "Nous n’y avons pas encore réfléchi", a reconnu le sélectionneur, "On va travailler là-dessus la semaine prochaine. Il y a bien sûr des choses à mettre en place, notamment pour les échauffements et tout le processus autour du terrain." Une organisation qui se peaufinera lors du rassemblement à Nice, le mercredi précédant le premier match amical face à l’écosse.

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