• Damian Penaud (Clermont)
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Saga Clermont

Ligne par ligne : si peu de changements

Arrières

Quand Isaia Toeava est apte, il n’a aucun équivalent sur la planète Clermont. Un titulaire en puissance, donc, capable d’évoluer à tous les postes des lignes arrière. Franck Azéma lui réserve le numéro 15. Pour le seconder, Nick Abendanon est un remplaçant de luxe, même si sa dernière saison a été polluée par les blessures. Explosif balle en main, le jeune Fidjien Setariki Tuicuvu doit encore progresser sur les bases du poste pour prétendre à mieux qu’un statut de numéro 3.

Ailiers

Grand bonhomme de la dernière saison, Damian Penaud donne à l’aile, un poste où il fut décalé avec succès, la pleine mesure de son talent. Son talent est immense, ses prestations le sont donc également. À 22 ans, il est déjà une évidence à son poste. Sur l’autre aile, la concurrence semble plus ouverte. Alivereti Raka, dont la fin de saison dernière fut plus décevante que les quatre premiers mois, sera en concurrence avec Peter Betham, toujours séduisant quand il joue, et Rémy Grosso, redoutable finisseur.

Centres

Avec le départ de Rémi Lamerat, la hiérarchie devrait se figer au centre de l’attaque clermontoise. Wesley Fofana et George Moala, associés toute la fin de saison dernière, partiront avec un temps d’avance sur la concurrence dès qu’ils seront disponibles. Apisai Naqalevu, belle surprise du dernier exercice, complétera le tableau chez les spécialistes du poste. Trois seulement ? Certes. Mais au jeu des polyvalences, Tim Nanai-Williams, Isaia Toeava, Peter Betham et Damian Penaud peuvent aussi évoluer au centre. Et faire mieux qu’y dépanner.

Ouvreurs

Dès qu’il rentrera de la Coupe du monde, Camille Lopez sera un titulaire en puissance au poste d’ouvreur. Avec peu de concurrence frontale, comme c’est le cas depuis quatre ans. Pour le suppléer, Clermont a laissé partir Patricio Fernandez (Lyon) pour enrôler Jake McIntyre, en provenance d’Agen. Encore jeune (25 ans), l’Australien devra faire ses preuves chez un cador du Top 14. Couteau suisse des lignes arrières, Tim Nanai-Williams a surtout évolué à l’ouverture, la saison dernière, avec les blessures récurrentes de Fernandez. À voir si Azéma et son staff continuent de privilégier cette option…

Demis de mêlée

Sportivement, peu de choses séparent Greig Laidlaw de Morgan Parra. Un choix de riche pour le staff auvergnat. Avec le statut de capitaine en plus, Parra partira toutefois devant. Pour compléter le tiercé, Charlie Cassang grandit, dans l’ombre. Sa fin de saison dernière laisse entrevoir de belles perspectives. Mais sa concurrence au poste est démentielle.

Numéros 8

Il n’est pas le plus spectaculaire, ni le CV le plus épais du Top 14 à son poste. Fritz Lee, pourtant, est sans nul doute le meilleur numéro 8 en France. À 30 ans rien n’indique que cette hégémonie soit contestée. Une valeur sûre et parmi les premiers noms couchés sur une feuille de (grand) match. Son remplaçant ? Peceli Yato, rien que ça. Un phénomène physique mais aussi technique. Qui peut aussi évoluer en troisième ligne aile. Du moment qu’il joue, tout le monde est content.

Troisième ligne aile

Depuis deux saisons, Arhtur Iturria est un élément de base de Franck Azéma. En deuxième ligne, d’abord, puis en troisième ligne aile la saison dernière. Où que ce soit, Iturria joue. Et il le fait bien. Sauteur en touche préférentiel - celui qui a tant défaut à la dernière finale, lors de laquelle il s’est blessé à l’échauffement - joue de grand champ à l’activité étonnante, doté de mains d’or, Iturria coche toutes les cases de son poste. Pour l’accompagner, de l’autre côté de la troisième ligne, Azéma a le choix entre des profils variés : la densité physique de Judicaël Cancoriet, qui pèse sur les rideaux défensifs adverses ; la science du déplacement et la précision défensive d’Alexandre Lapandry ; l’hyper-activité plaqueur-gratteur d’Alexandre Fischer, quand il reviendra de sa grave blessure ; le punch de Peceli Yato. Il n’y a qu’à piocher pour ramasser le bon profil, en fonction de l’adversaire et de la stratégie employée.

Deuxième ligne

Sébastien Vahaamahina disputera la prochaine Coupe du monde. Quand il rentrera en Auvergne, il retrouvera automatiquement des galons de titulaires. Son activité au combat lui vaut un statut légitime de titulaire, difficile à contester. Pour l’accompagner, Franck Azéma et ses adjoints ont privilégié Sitaleki Timani, la saison dernière. Un joueur aux mensurations titanesques, dans le droit fil de Sébastien Vahaamahina, et auteur en 2018-2019 de sa meilleure saison en Auvergne. Après des débuts tonitruants et une parenthèse moins aboutie, en raison notamment de plusieurs blessures, Paul Jedrasiak semble retrouver de sa superbe. Sa fin de saison dernière l’atteste. Pourrait-il être le grand gagnant de la saison à venir ? Le pari est tout sauf improbable. Deux autres joueurs interviendront régulièrement sur le poste de deuxième ligne, au fil de la saison (longue) et de la rotation qu’elle impose : l’Anglais George Merrick, recrue estivale dont on ne sait finalement pas grand-chose et qui devra prouver ; le jeune Jacobus Van Tonder, belle révélation de la saison dernière et dont l’aisance à franchir le cap du professionnalisme

Piliers

La hiérarchie qui dessinait la saison dernière sera bouleversée, au moins en début de saison : retenu dans le premier groupe, Rabah Slimani devrait voir le Japon. Indéboulonnable à droite de la mêlée auvergnate, où il a châtié tous ses vis-à-vis en mêlée fermée, il faudrait compenser cette absence de poids. Pas de grand frisson pour autant : l’éternel Davit Zirakashvili n’a plus à prouver sa valeur au poste. Le jeune Sipili Falatea changera de costume, pour quelques semaines au moins, pour devenir la doublure au poste. À confirmer. Côté gauche, Étienne Falgoux passe aussi l’été avec les Bleus mais, réserviste, il devra attendre pour savoir s’il envolera pour Tokyo. En l’attendant, Loni Uhila et Beqa Kakabadze couvriront le poste. Avec un avantage hiérarchique pour le Samoan d’origine.

Talonneurs

Le départ de Benjamin Kayser (retraite) a laissé un grand vide. Le poste de talonneur est celui qui interroge le plus, à Clermont. Numériquement, c’est Mike Tadjer qui a été recruté, dans une certaine urgence, pour le remplacer. Gros défi en perspective pour l’ancien Grenoblois. Plus sûrement, c’est John John Ulugia qui devrait partir dans le costume de titulaire. Yoann Beheregaray, désormais bien installé dans l’effectif professionnel clermontois, devra aussi monter en puissance.

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