• Sixième titre de championne de France pour Safi N’Diaye, en bas à droite, qui a été de presque tous les titres du MHR féminin de la décennie.
    Sixième titre de championne de France pour Safi N’Diaye, en bas à droite, qui a été de presque tous les titres du MHR féminin de la décennie. La Depêche du Midi - La Depêche du Midi
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MHR : Encore et encore...

Le 18 mai, à Tarbes, le MHR a décroché le huitième bouclier de l’élite féminine aux dépens du Stade toulousain, bouclant ainsi la saison avec le sceau de l’invincibilité. Pour 2019-2020, le MHR songe à un quatrième titre consécutif…

Le 18 mai, Tarbes était la capitale du rugby féminin hexagonal. Ce jour-là, la Fédération avait programmé, sur le rectangle de Maurice-Trélut et à Laloubeyre, les cinq finales nationales majeures (de la Fédérale 2 au Top 16). A 21 heures le plat de résistance était servi entre les deux plus belles formations de l’Hexagone. Une finale au doux et enivrant parfum de revanche entre le Stade toulousain, finaliste en 2018, et Montpellier, le septuple champion de France et double tenant du titre.

Mises en difficultés un an plus tôt à Carcassonne (victoire 15-12), les Héraultaises avaient de bonnes raisons de redouter l’armada rouge et noire et son contingent d’internationales. Menées à la pause (10-13), le MHR a redressé avec succès la situation lors du second acte. Une double banderille de Safi N’Diaye et Caroline Boujard a permis de s’imposer (22-13), de réaliser le deuxième triplé de sa jeune histoire et de soulever son huitième bouclier dont la moisson a commencé au printemps 2007.

Celui estampillé 2019 mérite par-dessous tout la mention «excellente». En effet, au cours de cet exercice, les joueuses d’Olivier Clessienne et Patrick Raffy n’ont connu que la victoire en dix-sept rencontres. Le MHR version 2018-2019 a marché sur l’eau, enfilé les victoires comme des perles. Une mainmise sur tout le territoire d’Ovalie qui est, pour le coentraîneur Patrick Raffy, «le fruit du travail, de la réflexion et de l’investissement de tout un groupe qui brille à la fois par sa qualité et sa quantité (trente-sept joueuses utilisées). Outre l’homogénéité de ce groupe, il possède la faculté de se remettre en question. En début de saison, l’objectif était bien sur le résultat, avec le désir de rendre la meilleure copie possible. Tout au long de la saison, les filles ne sont pas contentées d’aller chercher la victoire.

Elles voulaient que le contenu soit le meilleur possible et ce n’est pas par hasard qu’en phase de poule, elles ont décroché le bonus offensif à treize reprises sur quatorze possibles. Une partie de notre succès est à mettre aussi à l’actif de nos préparateurs physiques : Olivier Clessienne et Olivier Delaitre. Ces derniers ont programmé leurs séances pour que les filles soient au top de leur forme au mois de mai lors de la phase éliminatoire. Sur le plan physique, les filles étaient vraiment bien préparées.»

Le quadruplé en 2020 ?

Que peut espérer Montpellier en 2020 ? «Le quadruplé, répond Patrick Raffy. Jeune, j’ai fait mes études à Béziers, j’ai été nourri à la mamelle de l’AS biterroise qui a dominé le rugby français dans les années 70 et au début des années 80, ce qui m’a donné cette culture de la victoire. De plus, au sein du rugby féminin, aucune équipe depuis 1990 (date du premier championnat FFR pour les féminines ; N.D.L.R.) n’est parvenue à remporter quatre fois de suite le titre. Pour 2020, l’équipe a une page d’histoire à écrire et un beau défi à relever.» 

Pour ce faire, le groupe actuel va se fortifier avec l’arrivée de deux internationales : Laure Touyé, la talonneur de Blagnac, Arkya Aït Lahbib, la pilier de Rennes. L’encadrement va pouvoir aussi compter sur l’apport de réservistes talentueuses. Ces dernières avaient montré la voie quelques heures plus tôt, en s’imposant aussi face au Stade toulousain (12-6) en finale de Fédérale 1 sur la pelouse de Laloubeyre. Le MHR 2019-2020 a ainsi de sacrés arguments pour prétendre à un neuvième sacre. Seulement, il devra se méfier du Stade toulousain, Blagnac, Rennes, Bayonne et du Stade français, désireux aussi de soulever le bouclier le plus prisé chez les féminines.

NAVARRE Didier
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