• Chat prend la place
    Chat prend la place Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Modifié le
Top 14

Revue de l'élite (Talonneurs) - #3 Chat prend la place

À l’été 2018, Camille Chat avait déjà impressionné. En l’absence de Guilhem Guirado, il avait été titulaire à trois reprises lors de la tournée du XV de France en Nouvelle-Zélande. Jamais jusque-là, le Racingman n’avait eu l’opportunité de débuter une rencontre internationale. Dans un contexte complexe et face à une adversité de très haut niveau, il n’avait pas démérité. Au contraire. L’occasion pour lui de marquer des points et démontrer aux sceptiques qu’il avait l’envergure d’un numéro un. Au Racing, après un long travail de transmission entre lui et Dimitri Szarzewski, il s’est donc petit à petit glissé dans la tunique de leader.

Entre son illustre prédécesseur aux 83 sélections et lui, une relation étroite s’est nouée au fil du temps et s’est matérialisé durant la saison passée par un véritable passage de témoin. «Dimitri ne m’a jamais vu comme un concurrent, assurait, il y a quelque temps, Camille Chat. Depuis que je suis arrivé, je crois qu’il a toujours eu dans l’idée de me transmettre le flambeau. Il m’a montré la voie. À mes débuts, il me parlait beaucoup. Encore aujourd’hui, lorsque j’ai une interrogation, un doute, c’est vers lui que je me tourne.» «L’avenir au Racing, c’est Camille», clamait d’ailleurs au printemps dernier le "Tsar". «Il faut souligner combien Dimitri a permis à Camille de monter en gamme», rappelait l’entraîneur des avants Laurent Travers, admiratif de la complicité des deux joueurs mise au service du collectif. À tel point que Camille Chat s’est révélé être un des meilleurs Racingmen tout au long de la saison écoulée. Certes, il a peu joué (quinze matchs de Top 14 et 3 de Champions Cup) mais essentiellement en raison de son statut d’international et d’une blessure récurrente aux épaules. Une blessure qui l’a empêché durant de longues semaines de s’affirmer encore plus au sein de l’effectif cil et blanc. Mais pour Dimitri Szarzewski, il n’y a aucune ambiguïté : «Il est le numéro un au Racing, mais surtout il représente aussi l’avenir en équipe de France.» 

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir