• Vendredi dernier, à Millau, la conquête de Brive avait été un des motifs de satisfaction pour les entraîneurs corréziens.
    Vendredi dernier, à Millau, la conquête de Brive avait été un des motifs de satisfaction pour les entraîneurs corréziens. Sarah Thuault-Ney / Sarah Thuault-Ney
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Match amical

Brive - Racing 92 : Un autre niveau et des nouveaux

Les Corréziens, renforcés par les recrues Mitch Lees et Nico Lee, présentent un groupe plus homogène. Mais l’adversité promet d’être plus relevée. Tant mieux pour leur préparation.

Une semaine après une première séance prometteuse et plutôt concluante du côté de Millau, Brive va effectuer son deuxième galop d’essai ce vendredi soir. À Biars, à une cinquantaine kilomètres du Stadium. Logiquement, le niveau d’exigence et d’attentes s’élève, à deux semaines de la reprise. «Le visionnage du premier match a confirmé mon impression à chaud : l’équipe a mis beaucoup d’intensité, d’énergie et d’enthousiasme dans ce qu’elle a entrepris, note Jeremy Davidson. Elle a été capable d’arriver et de s’installer dans les zones de marque. Elle doit maintenant franchir un cap dans la maîtrise et la finition. J’espère commencer à sentir les gars prêts pour le championnat.»

Dans l’Aveyron, vendredi dernier, Brive avait affronté une équipe héraultaise expérimentale en l’absence de la grande majorité des cadres de son effectif : en plus des huit Mondialistes, Paillaugue, Cruden, Jacques Du Plessis, Ouedraogo, Willemse ou Johan Goosen manquaient à l’appel.

Les recrues sont déjà brivistes

Pour sa première rencontre de l’intersaison, le Racing 92 et tous ses déçus de la Coupe du monde fourniront une adversité sûrement plus consistante : «Je m’attends à ce que l’opposition soit plus forte que le week-end passé, affirme le manager. La formation d’en face ressemblera à ce qui pourrait être présenté en championnat.» Côté briviste aussi, le puzzle va prendre forme avec le retour de cadres (Hirèche, Da Ros) et l’irruption de nouvelles têtes sur le terrain. Indisponibles la semaine dernière car dans l’attente de leur licence, Mitch Lees et Nico Lee vont ainsi connaître leur baptême, tout comme le jeune pilier tonguien Wesley Tapueluelu (19 ans).

Les supporters corréziens présents dans le Lot vont obtenir un premier aperçu des qualités de ces recrues rompues au haut niveau et censées amener de l’impact. En attendant l’international écossais Alex Dunbar, en phase de reprise. Du haut de son titre de champion d’Angleterre en 2017 avec Exeter et de ses quatre-vingt-quatre feuilles de match en Premiership, le deuxième ligne Mitch Lees (30 ans, 1,98 m, 122 kg) est présenté comme une poutre de pack en puissance, «un joueur rude, qui aime le combat et le contact». Quant à Nico Lee (25 ans), «centre très physique», ses dix-neuf essais en à peine soixante-dix apparitions sous le maillot des Cheetahs se posent en belle promesse.

Au-delà de la prestation d’ensemble du collectif blanc et noir, leurs premiers pas seront particulièrement scrutés. Contre Montpellier, les renforts de l’été s’étaient illustrés avec «un grand» Kitione Kamikamica, l’électrique Julien Blanc et le déterminé Esteban Abadie, auteur du dernier essai. Jeremy Davidson espère voir cette dynamique positive se confirmer d’ici le passage aux choses sérieuses : «Il y a eu deux stages ce été, au Bugeat et à Millau, et j’ai senti une bonne adhésion. Les recrues sont déjà devenues Brivistes.»

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