• Sous le soleil brûlant de Valence, les Bleus ont eu droit à quatre séances d’entraînement par jour, de 8 heures du matin à 13 heures, à très haute intensité.
    Sous le soleil brûlant de Valence, les Bleus ont eu droit à quatre séances d’entraînement par jour, de 8 heures du matin à 13 heures, à très haute intensité. Raúl Mula Iborra / Raúl Mula Iborra
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Préparation Coupe du monde

Prime de mobilité

La fin du stage des Bleus en Espagne marque la fin de la première phase de préparation pendant laquelle ils ont répété encore et encore les bases de leur projet de jeu sous la houlette de Fabien Galthié. Un premier mois qui permet de comprendre quels sont les objectifs à atteindre avant de décoller pour le Japon après les trois matchs amicaux qui débutent la semaine prochaine.

Ce vendredi, l’équipe de France quitte Oliva Nova et l’Espagne, terminant ainsi la première phase de sa préparation de la Coupe du monde au Japon. Les Bleus vont maintenant basculer sur les matchs amicaux qui vont permettre de juger de l’avancée du travail fourni depuis le 8 juillet, date de la reprise du groupe au grand complet. Cela fait donc un mois, et même plus pour les huit joueurs présents au CNR de Marcoussis dès le 25 juin, que les futurs mondialistes sont confrontés à une charge de travail conséquente. "Je pense que c’est la préparation la plus dure que j’ai connue", a reconnu le sélectionneur Jacques Brunel qui a pourtant déjà préparé les éditions 2003, 2007 et 2015 de la Coupe du monde.

Galthié aux manettes et matinées continues

Il est vrai que les journées de Bleus ont été bien chargées ces dernières semaines avec un emploi du temps que certains joueurs ne connaissaient pas puisque les Tricolores ont eu droit à quatre séances d’entraînements par jour, mais sans vraiment de temps de repos entre elles, au plus trente minutes pour une collation bienvenue. Des journées qui débutaient à 8 heures du matin et se terminaient après 13 heures. "C’est plutôt une très grosse séance d’entraînement", reconnaissaient d’ailleurs plusieurs membres du groupe France, bien contents de trouver leurs lits tôt le soir. Même la musique provenant de la piscine de leur hôtel bondé de vacanciers en Espagne n’était pas dérangeante pour trouver le sommeil. Un mois rythmé par les coups de sifflet de Thibault Giroud, le préparateur physique en chef, que l’on doit appeler directeur de la performance, et de Fabien Galthié qui a donc pris place au centre du terrain lors des séances collectives. L’objectif de ce premier mois était d’amener les joueurs à courir, plus longtemps et plus vite. La mobilité est un enjeu majeur de cette préparation qui a d’abord débuté avec des séances à toucher, ce qui n’a pas favorisé les avants qui ont dû cravacher pour soutenir le rythme d’un jeu sans temps morts et ne permettant pas de trottiner, d’autant plus que le futur sélectionneur a pris soin de disposer l’ensemble des adjoints aux quatre coins du terrain avec un ballon en mains pour s’assurer que le mouvement ne puisse s’interrompre. Une accélération des particules que les joueurs ont dû encaisser, tout en restant lucides pour entendre les consignes lors des pauses ultra-courtes, au mieux une minute tout en se déplaçant vers l’endroit du terrain où le jeu est relancé.

Un projet qui a gagné en clarté

Pourtant, malgré les exigences physiques, des repères à trouver et la multiplication des consignes et des points de vue avec ce staff pléthorique, tous les joueurs assurent que tout se passe en harmonie, loin de la cacophonie redoutée, tout du moins d’une certaine confusion qui aurait été presque logique en raison de la multiplication des sources d’informations. L’ensemble des joueurs vus en Espagne ont ainsi convenu que le projet avait gagné en clarté. "Il est beaucoup plus détaillé, beaucoup plus précis et donc plus clair pour nous, résumait le talonneur Camille Chat. Chacun amène sa pierre à l’édifice forcément, mais je trouve le projet plus précis que durant le Tournoi, c’est vrai. Je ne sais pas si c’est grâce aux nouveaux entraîneurs, mais je le ressens ainsi." Il n’est pas le seul. Ainsi Arthur Iturria abondait : "Une hiérarchie s’est faite mais il faut prendre un peu de chaque personne. Ils ont tous des idées pour aller vers le même but. C’est intéressant d’écouter tout le monde et tout se passe bien. J’ai l’impression que les coachs savent encore plus où ils veulent aller. C’est plus cadré dans le jeu, avec plus de repères même si ça reste similaire."

La grande différence vient des déplacements qui ont été simplifiés pour gagner en efficacité. À condition qu’ils soient effectués à haute intensité.

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