• On construit mieux sur les victoires. Arnaud Duputs et les Bayonnais vérifient cette maximeà quinze jours du début du championnat en disposant de Pau au terme d’un match moyen.
    On construit mieux sur les victoires. Arnaud Duputs et les Bayonnais vérifient cette maximeà quinze jours du début du championnat en disposant de Pau au terme d’un match moyen. Pablo Ordas / Pablo Ordas
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Match amical

Bayonne - Pau : Un aviron accrocheur

La victoire est là, certes, mais l’aviron n’est pas ressorti vraiment satisfait d’un match parfois brouillon. Les qualités de base sont toutefois présentes.

e bon départ des Bayonnais avec un essai inscrit dès la 3e minute sur un ample mouvement parti de loin, laissait augurer d’un match aussi généreux et juste que face au Stade français la semaine dernière. Mais la machine s’est enrayée, avec beaucoup d’approximations dans le jeu et une mêlée chahutée. Malgré tout, l’Aviron a su gérer son match grâce à cette solidarité toujours présente, illustrée par une défense de fer, à l’image du plaquage de Gorin sur un essai palois qui semblait imparable à la 19e minute. Arnaud Duputs, auteur d’une prestation remarquée dans son registre, excellent sur les plaquages et la récupération, après un an d’absence due à des problèmes neurologiques, l’illustrait par ses propos : « On veut montrer notre identité à Jean-Dauger, s’appuyer sur notre caractère fort. On remet en place ce que l’on faisait bien l’année dernière, notre défense, notre solidarité. On sait qu’on n’est pas les meilleurs, qu’on n’a pas les meilleurs joueurs, donc il faut serrer les coudes pour y arriver. Il y a certes beaucoup de déchets mais on s’est aidé les uns les autres. On gagne grâce à ça. »

Sous pression

Des hauts et des bas donc pour Bayonne. Ce manque de justesse a toutefois été gommé toujours par cette volonté de ne rien laisser à l’adversaire. Et parmi, les satisfactions, l’Aviron soulignait ce réalisme et ses trois essais marqués sur des constructions soignées. « Le groupe a montré beaucoup de cohésion, tient à souligner Rémy Ladauge. Les Palois nous ont mis pas mal de vitesse en première mi-temps. On a été en difficulté sur les largeurs mais on n’a pas lâché. La satisfaction vient aussi du fait qu’on a réussi à marquer sur des lancements de jeu, sur maul. On arrive à marquer assez rapidement. Au rang des déceptions, il y a trop de jeu sous pression dans notre camp, des passes à risques. Trop de situations où on se met sous pression trop facilement. En Top 14, on ne sera pas pardonné sur ce genre de comportement et puni très vite. »
Bayonne a aussi joué avec son effectif et, par exemple, lancé Romain Barthélémy à l’ouverture. Joueur polyvalent, il avait aussi occupé ce poste la saison dernière mais à de rares fois. Rémy Ladauge, pour l’avoir connu quatre ans à Albi, voulait le jauger repositionné ainsi. « C’est un dix de formation, un 5/8. Capable de s’adapter. À l’époque je le faisais jouer à l’ouverture. C’est intéressant d’avoir un tel joueur polyvalent. » Au chapitre des nouveautés, alors que l’ancien Angoumoisin regrettait la mauvaise qualité des sorties de camp, la première apparition de Ruru, le demi de mêlée a pu le rassurer. Par son occupation au pied notamment et aussi par sa gestion du jeu.
Au-delà de toutes les imperfections, des pistes à travailler, un plaisir s’est imposé, la victoire. Qui s’était évanoui face au Stade français à l’ultime seconde pour avoir voulu trop jouer. « On avait beau dire, avoue l’entraîneur des lignes arrière, on avait un goût amer. La volonté de gagner, on l’a. Même si on relativise comme on l’a fait après la défaite de la semaine dernière. L’important dans ces matchs reste le contenu. Mais ça nous permettra d’attaquer la semaine avec le sourire. »
Prochaine victoire ? En tout cas, prochain match vendredi prochain face à Perpignan. La configuration de l’équipe de Bayonne se rapprochera de celle de l’ouverture du championnat

Edmond LATAILLADE
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