• Kévin Burgaud, l’un des derniers dinosaures
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Saga Vannes

Burgaud : L’un des derniers dinosaures

Le centre l’équipe qui a accédé au Pro D2 fin de saison 2015-2016, Kevin Burgaud est, avec Leeroy Cloostermans, Jean-Baptiste Pic et Gwenaël Duplenne, le dernier rescapé de l’aventure amateur.

L’expérience La Rochelle en Espoirs et la perspective d’accrocher un contrat pro ayant tourné court sur le plan sportif, le jeune banlieusard parisien de Domont débarqua à Vannes un beau jour de l’été 2016. À défaut de professionnalisme, la Fédérale 1 lui tendait les bras. «Vannes a été une destination un peu par défaut, liée au hasard. Julien Cazenave que j’avais connu au rugby à 7 m’a invité à le suivre en Bretagne.» Et comme une bernique accrochée à son rocher, Kevin Burgaud s’est tellement bien senti dans ce bout de terre balayé par les vents, qu’il y est resté. «Ici je me sens bien. J’ai vu le club grandir et j’en tire une certaine fierté, celle d’avoir contribué à son essor. Je ne pensais pas rester si longtemps à Vannes.»

Les croisés

Pour autant, le chemin du joueur n’a pas forcément été comme un long fleuve tranquille. «Dès la deuxième saison - je suis arrivé alors que le club avait déjà accédé depuis une saison en Fédérale 1 - je me pète (sic) les croisés. Résultat, une saison blanche. La saison dernière encore j’ai connu aussi non pas des pépins physiques, mais peu de temps de jeu. C’est la règle. J’ai longtemps attendu que le club se manifeste pour renouveler mon contrat.» Une saison bonus eu égard à sa fin de saison 2017-2018 où il retrouve la confiance en lui et celle de ses entraîneurs. Il en a bavé, s’est tapé des tonnes de fonte et est revenu dans les bonnes grâces. Tellement bien - ses prestations y furent pour beaucoup - que le club lui a proposé l’hiver dernier une autre année de contrat. «Je suis très content de pouvoir poursuivre cette belle aventure sportive et humaine avec le RCV. Je me sens vraiment bien dans ce club, cette ville et la région Bretagne en général. Le projet du club est ambitieux mais passionnant et je suis heureux de pouvoir apporter ma pierre à l’édifice une saison de plus», ajoute ce dernier.

Convaincu que la terre bretonne peut être porteuse d’un rubgy qui fait de plus en plus rêver le peuple breton, même si le nom de Vannes ne résonne pas (du moins pas encore !) rugby comme Narbonne, Colomiers, Tarbes, Mont de Marzan, Tyrosse, Lannemezan, Auch etc. Kevin Burgaud est fier d’avoir avec ses camarades «ouvert un livre où peu de choses sont écrites et où les pages sont encore vierges. Nous écrivons la nouvelle histoire du RC Vannes» avec gourmandise. Si son avenir est à Vannes, à 32 ans, il n’envisage pas forcément d’aller ailleurs, même si l’on dit parfois que l’herbe est toujours meilleure dans le champ du voisin.

Didier LE PALLEC
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