• C’est au bout d’une finale avec prolongations que les Commingeois ont remporté leur titre de champion de France Promotion Honneur.
    C’est au bout d’une finale avec prolongations que les Commingeois ont remporté leur titre de champion de France Promotion Honneur. DR / DR
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Ils Sont Champions

Montréjeau-Gourdan-Polignan : Pour une renaissance

Après une saison de sommeil, l’USMGP est repartie il y a trois ans. Ce titre sonne comme un renouveau pour le club formateur de Serge Gabernet, Gérald Martinez, Omar Derghali et, plus récemment, de Julien et Guillaume Marchand.

Ssoixante et un ans après son dernier titre national, l’USMGP a décroché le bouclier de champion de France de Promotion Honneur pour décorer de frais son club-house. Un titre qui sonne comme l‘aboutissement d’un acte de renaissance, d’une nouvelle histoire entamée il y a trois ans après une année de sommeil. Trois saisons plus tard, l‘USMGP retrouve de belles couleurs avec ce titre, auquel on peut ajouter, cerise sur la millasson, celui d’Occitanie pour la réserve. «Pourtant, rien n’était programmé, insiste Cédrick Dubosc, le coentraîneur. Nous avons abordé le championnat de Promotion Honneur avec beaucoup d’humilité. On montait de Première Série et nous avions peu recruté. Et puis les victoires se sont enchaînées qui nous ont permis de dessiner un premier objectif, celui de la montée offerte au premier de poule.»

La fournaise de nay

Effectivement, en terminant la phase aller du championnat invaincu, l’USMGP avait un matelas d’avance assez conséquent. Heureusement car la seconde partie de championnat a été un peu plus poussive ; mais la montée était acquise. «Mais en Ligue Occitanie, on a échoué en demi-finale.» Un échec face à Andorre (10-9) resté en travers des gorges commingeoises mais qui a permis de reprendre un peu de fraîcheur et d’aiguiser un sentiment de revanche pour aborder le championnat de France. «On n’imaginait pas aller au bout de l’aventure. Mais nous sommes restés fidèles à nous-mêmes. Nous avons su mettre un cœur fou dans chaque rencontre. Notre conquête en touche, nos groupés-pénétrants, notre organisation défensive et notre volonté ont mis tout le monde en difficulté, même si nous avons rencontré de très belles équipes. Et on se retrouve en finale contre Habas.»

Paradoxalement, l’USMGP a joué ce jour-là, dans la fournaise de Nay, sa moins belle partition des phases finales. «Nous étions crispés par l’enjeu, par la foule qui s’était déplacée. Par la qualité de l’adversaire aussi, qui a su nous faire déjouer. Nous avons commis beaucoup d’erreurs inhabituelles. Contrairement aux autres rencontres, nous avons été menés. Mais comme lors des autres matchs, on n’a rien lâché. Dans le money time, la crispation a changé de camp. Habas a commis des erreurs en tapant un drop inutile, en concédant une touche directe, en perdant un ballon sur son lancer. Nous égalisons à la fin pour accrocher les prolongations. Mais on avait compris qu’on avait enfin pris le dessus pour repartir à Montréjeau avec le bouclier. Je n’en reviens toujours pas», rigole encore, même à froid, l’ancien pilier tarbais.

Depuis, ce bouclier ne cesse d’être fêté. «Il fait des kilomètres», confirme-t-il. Les fêtes de village, les anniversaires, les réceptions, les fêtes soirées se succèdent. Il y a une espèce d’euphorie permanente qu’il faudra bien calmer pour remettre les pieds dans les crampons et penser à l’avenir. «Nous avons repris le chemin de l’entraînement le 2 août. Il y a une saison en Honneur à préparer», précise le coach des avants rouge et noir. Une saison que l’USMGP aborde avant coup avec sérénité, conscient des forces et de la confiance de son groupe mais avec l’apport de sang nouveau essentiellement venu de Lannemezan. «De bons mecs qui nous rejoignent pour vivre ensemble une aventure humaine», termine Cédrick Dubosc. Sûr, on entendra encore parler de Montréjeau la saison prochaine.

Eric Sentucq
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