• Les Bigourdans accèdent à la Première Série et ont déjà en ligne de mire la troisième division fédérale.
    Les Bigourdans accèdent à la Première Série et ont déjà en ligne de mire la troisième division fédérale. La Depêche du Midi / La Depêche du Midi
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Reportages

Vic-en-Bigorre : Avenir en marche

Après une descente aux enfers il y a deux ans, l’USV a réussi à relancer son club en Quatrième Série. Outre leurs deux montées successives, les Bigourdans ont décroché cette année un titre. Et le meilleur semble encore à venir.

Le 23 juin dernier, à Hagetmau, le cœur des Bigourdans a vibré très fort. Ce jour-là, devant 2 200 spectateurs, le club du 65 a été sacré champion de France de Deuxième Série. Face à Castets-Linxe, Vic-en-Bigorre n’a pas manqué l’occasion de décrocher le bout de bois tant convoité et tellement inespéré il y a encore deux ans. À cette époque, le club évoluait en Fédérale 3 mais avait toutes les peines du monde à tirer son épingle du jeu. L’ambiance n’était plus au très beau fixe, et les finances encore moins. Après trois forfaits de son équipe réserve, Vic-en-Bigorre était donc disqualifié. Une fois le bateau coulé, les survivants ont été peu nombreux. Mais, une bande d’irréductibles parents de l’école de rugby a décidé de ne pas laisser mourir le club. Ils l’ont donc repris en mains et ont redémarré l’aventure en Quatrième série. Frédéric Dayman est de ceux-là. Artisan-boulanger à la ville, ce quarantenaire a endossé le maillot de président de Vic-en-Bigorre le week-end. «Nous avons fait repartir le club en Quatrième Série, confie le président. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire. À cette époque, de nombreux joueurs sont partis, les dirigeants aussi. Il a fallu tout reconstruire. Avec un groupe de copains, nous avons voulu donner une seconde vie à ce club qui ne méritait pas de mourir.»

Visiblement, le choix a été payant. Dès la première saison, la montée en Deuxième Série est acquise. Et la Première Série est donc en ligne de mire. «C’était l’objectif de début de saison, confie Frédéric Dayman. Nous n’avons enregistré que deux défaites en poule et avons donc atteint l’objectif de montée. Mais nous avons surtout décroché le précieux trophée que chaque sportif rêve de toucher un jour.»

Reprise le 6 août

À Vic-en-Bigorre, le titre a été bien fêté et les joueurs sont déjà à pied d’œuvre pour repartir du bon pied et atteindre le plus rapidement possible la Fédérale 3 :  «Les gars ont repris le 6 août. Nous avons enregistré quelques recrues qui ont compensé les arrêts de joueurs dont l’âge ne leur permettait plus de continuer. Nos coachs ont dû passer la main pour raisons professionnelles. Cette année sera une année de transition. Nous espérons monter en Promotion Honneur afin de revenir rapidement en Honneur, puis, sur le plus long terme, en Fédérale 3.»

Vic-en-Bigorre a de l’ambition. Et cette saison encore, les Bigourdans devraient faire parler d’eux en Première Série : «Nous avons un budget de 100 000 euros. Petit à petit, nous fédérons des partenaires autour de nous. Cela n’a pas été simple étant donné le passif du club. Mais grâce à la bonne volonté de tous, nous sommes en train de créer quelque chose de beau. Nous avons plus de soixante bénévoles. C’est assez rare à notre niveau. Je suis très heureux de tout cela. Même si tout n’a pas été facile au début, nous avons réussi à renaître. Désormais nous sommes un club familial et dans lequel il fait bon vivre. Je pense que de jolis moments sont encore à venir.»

L’avenir est donc en marche. Vic-en-Bigorre, qui a su tenir bon malgré la tourmente, semble armé pour continuer son ascension vers la Fédérale 3.

Mathilde Lacrouts
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