• "Ollivon doit confirmer"
    "Ollivon doit confirmer"
Publié le / Modifié le
Entretiens

Brunel : « Ollivon doit confirmer »

Entre le forfait de doumayrou et la titularisation d’ollivon, le boss des Bleus explique ses choix.

Qu’attendez-vous de ce match ?

Nous voulons qu’il nous donne les premières indications sur la préparation que nous venons d’effectuer, tant sur le plan physique que sur l’assimilation et l’application de notre plan de jeu. Les conditions seront spéciales, car nous n’avons pas été autorisés à jouer à 28, ce qui signifie que des joueurs vont faire 80 minutes.

Votre requête de jouer à 28 visait donc à préserver les joueurs ?

Oui, ainsi que d’en profiter pour en voir un maximum sur un seul match. Cela fait longtemps que les joueurs n’ont pas disputé un match complet et nous voulions éviter une fatigue supplémentaire ou des blessures. Mais cela nous a été refusé, alors on va faire avec.

Comment avez-vous procédé pour composer ce XV de départ ?

Il est fonction d’abord des blessures, qui sont plus ou moins graves (lire en page 4, N.D.L.R.). Le deuxième c’est que nous avons voulu accorder une semaine supplémentaire à des joueurs qui ont repris plus tard ou qui ont été gênés par des pépins musculaires. En tenant de tous ces facteurs, nous avons voulu donner à cette équipe une ossature cohérente avec des joueurs expérimentés et de la jeunesse.

Vous avez choisi d’aligner deux réservistes d’un coup au sein d’une troisième ligne inédite, François Cros et Charles Ollivon…

La première explication, c’est que ces joueurs, il faut les voir. La deuxième, c’est que Camara est encore un peu blessé à la cuisse et qu’Iturria a repris un peu plus tard donc on lui laisse une semaine de plus. C’est ce qui explique la composition de cette troisième ligne expérimentale, mais qui va nous permettre de voir comment elle se comporte.

On imagine que vous suivrez de près Charles Ollivon, qui n’a que très peu joué ces dernières années…

Charles a été arrêté pendant deux ans, il a repris il y a trois ou quatre mois et enchaîné les bonnes prestations. Les graves blessures dont il a été victime sont désormais passées, mais l’on ne sait pas comment cela évoluera dans l’avenir et avec l’enchaînement des rencontres, voilà pourquoi nous l’avons placé dans les réservistes. Il nous a, en tout cas, montré qu’il était bien au cours de la préparation, il doit maintenant le faire en match et confirmer.

Quel point pouvez-vous faire sur les blessés ?

Guirado aurait dû être titulaire et capitaine mais nous avons souhaité le préserver pour la semaine prochaine car il ressent une douleur aux côtes. Bamba est un cas particulier car nous savons qu’il ne sera opérationnel que pour la fin de la préparation. Camara a connu une petite rechute au niveau de la cuisse mais il sera à Édimbourg. Lauret et Machenaud souffrent des ischios et en auront pour deux semaines. Et enfin Geoffrey Doumayrou qui, malheureusement, souffre d’une blessure beaucoup plus grave : une fissure au niveau du tendon d’Achille qui le pousse à déclarer forfait pour la Coupe du monde car sa rééducation sera trop longue. Cela nous oblige à appeler quelqu’un d’autre.

C’est un vrai coup dur pour le XV de France…

C’est terrible. Le joueur est extrêmement déçu. C’est terrible de se préparer, de faire autant d’efforts et à la fin… D’autant qu’il était avec nous depuis un an et demi. C’était un titulaire, qui a joué quasiment tout le temps avec nous. On espérait éviter ce genre de situation…

Vous avez aussi choisi de titulariser Raka à l’aile, à qui vous avez demandé un certain nombre de changements dans sa façon de défendre, ou de se proposer dans le jeu courant. S’est-il bien adapté ?

Alivereti possède des qualités de puissance et de vitesse qui sont hors-normes. Il est très efficace dans les zones de marque donc on présumait son intégration en équipe de France depuis longtemps. Il a été retardé par des blessures mais on veut profiter de ses qualités. Effectivement, nous avons quelque peu modifié certains positionnements, mais le terrain donnera la réponse.

Ces trois matchs amicaux peuvent-ils bouleverser la hiérarchie aux postes ?

Il n’y a pas de hiérarchie précise, si ce n’est celle entre les titulaires et les réservistes, mais c’est tout. Mais ces matchs amicaux n’auront pas un grand impact par rapport à la composition d’équipe, mais plutôt par rapport à notre avancée sur l’assimilation et l’application de notre projet de jeu : ce qui m’intéresse, c’est de voir si les joueurs ont bien intégré tout cela. Après, on connaît les joueurs, leurs qualités et leurs défauts. Donc cela ne changera pas fondamentalement en trois matchs. Ce que je veux, c’est voir si l’on va se comporter en équipe.

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir