• Recordman mondial de points inscrits en sélection (1 598), le demi d’ouverture champion du monde 2011 et 2015, a été appelé en renfort pour épauler le groupe néo-zélandais en quête d’un nouveau titre planétaire. Photo DR
    Recordman mondial de points inscrits en sélection (1 598), le demi d’ouverture champion du monde 2011 et 2015, a été appelé en renfort pour épauler le groupe néo-zélandais en quête d’un nouveau titre planétaire. Photo DR
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Bledisloe Cup

Carter au chevet des Blacks

Après la gifle de Perth, la Nouvelle-Zélande na paraît pas si intouchable. Le staff a décidé de faire appel à dan carter pour ramener de la sérénité, même si des questions subsistent.

Est-ce la conséquence de la plus lourde défaite enregistrée par les All Blacks face aux Wallabies (47-26) ? Steve Hansen a surpris son monde mardi en annonçant l’arrivée de Dan Carter. "Ce n’était pas prévu mais il peut nous être précieux" déclarait l’adjoint Ian Foster. L’ouvreur double champion du monde aux 112 sélections va faire son retour comme consultant de luxe. Son rôle ? Ramener du calme et délivrer son immense expérience, notamment dans la conduite du jeu, à ses deux successeurs (Mo’unga et Barrett), qui n’ont pas encore réussi à accorder totalement leurs violons. En attendant, en amont du deuxième acte de cette Bledisloe Cup, plusieurs questions restent en suspens.

  • Les blacks vont-ils céder la coupe ?

Cela fait seize ans que la Nouvelle-Zélande détient le trophée. Une éternité. Kieran Read et ses partenaires doivent l’emporter avec un écart supérieur à 21 points. Pas si évident.

  • L’Eden Park va-t-il tomber ?

Si les Néo-Zélandais ont besoin de se rassurer , ils pourront toujours se dire qu’ils demeurent invaincus à l’Eden Park d’Auckland depuis 1994 et une tournée française conquérante (deux victoires). En 2017, les Lions britanniques et irlandais avaient accroché le nul (15-15) lors du dernier test mais dans leur antre fétiche, les All Blacks sont le plus souvent intraitables. Les Wallabies ne s’y sont plus imposés depuis 1986.

  • Qu’espérer des avants ?

Ces dernières saisons, le huit de devant a souvent fait régner sa loi. Aussi, le voir autant être dominé face à l’Afrique du Sud et l’Australie a pu étonner. Cela explique en partie pourquoi la Nouvelle-Zélande n’a pas pu mettre totalement son jeu en place et créer une parfaite alchimie comme elle en a l’habitude entre avants et trois-quarts. Samedi, les premiers seront attendus au tournant.

  • Faut-il revoir la défense au près ?

Le carton rouge donné par Jérôme Garcès à Scott Barrett a soulevé une grande polémique en Nouvelle-Zélande, beaucoup d’observateurs et de spécialistes le jugeant immérité et très sévère. Cette semaine, les Blacks se sont donc posés la question de savoir comment adapter leur défense, en entrée et sortie de ruck.

  • Le champion cache-t-il son jeu ?

Après la défaite, des critiques ont émergé et un débat s’est même instauré sur un possible déclin néo-zélandais. La presse s’est triturée les méninges pour savoir si la raison de ces mauvaises sorties s’expliquait par le trop grand nombre de joueurs trop vieux dans l’équipe. Ou si les joueurs étaient tout simplement hors de forme. Ou si Steve Hansen et ses adjoints cachaient leur jeu pour le Japon. Le grand patron a prévenu qu’il voulait garder des secrets pour le Mondial. Il se pourrait bien que les All Blacks n’aient pas testé certaines combinaisons.

Les compos de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie

Le XV de départ de la Nouvelle-Zélande : 15. B. Barrett ; 14. Reece, 13. Lienert-Brown, 12. SB Williams, 11. Bridge ; 10. Mo’unga, 9. A. Smith ; 7. Cane, 8. Read (cap.), 6. A. Savea ; 5. Whitelock, 4. Tuipulotu ; 3. Laulala, 2. Coles, 1. Moody.

Les remplaçants : 16. Taylor, 17. Tu’ungafasi, 18. Ta’avao-Matau, 19. Hemopo, 20. Todd, 21. Perenara, 22. Laumape, 23. J. Barrett.

Le XV de départ de l'Australie : 15. Beale ; 14. Hodge, 13. O’Connor, 12. Kerevi (cap), 11. Koroibete ; 10. Lealiifano, 9. White ; 7. Hooper (cap), 8. Naisarani, 6. Salakaia-Loto ; 5. Coleman, 4. Rodda ; 3. Ala’alatoa, 2. Latu, 1. Sio.

Les remplaçants : 16. Fainga’a, 17. Slipper, 18. Tupou, 19. Simmons, 20. Wright, 21. Genia, 22. To’omua, 23. Ashley-Cooper.

Patrick McKendy
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