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Saga Grenoble

Glas : « On sait que l’on pourra compter sur nos jeunes »

Propulsé entraîneur numéro un après le départ de Dewald Senekal, il abore avec enthousiasme cette nouvelle saison dans un championnat qu’il connaît bien.

Midi Olympique : La période de préparation est désormais digérée, les premiers matchs amicaux passés. Avez-vous désormais pris vos marques dans ce costume tout neuf d’entraîneur en chef ?

Stéphane Glas : Dans le fonctionnement que nous avons eu pendant deux ans, nous étions déjà deux numéros un dans les faits… (il souffle) Honnêtement, pour moi, il n’y a pas grand-chose qui change. Peut-être que je serai amené à trancher en dernier ressort sur certains cas litigieux mais, pour l’heure, on échange beaucoup avec Sylvain Bégon et ça ne pose pas de problème. Il faut dire que nous étions dans une période un peu particulière, où l’idée était surtout de voir un maximum de joueurs pour les évaluer, donc il n’y avait pas vraiment de débat. Mais honnêtement, je le répète, ce statut de numéro un ne change pas grand-chose pour moi.

Votre "mariage de raison " avec Dewald Senekal s’est plutôt bien déroulé pendant deux ans. Comment s’est passée la séparation ?

S.G. : Je savais que Dewald avait des contacts avec le Stade français, mais pas plus. Tout s’est déroulé très vite, en toute fin de saison. Peut-être avait-il un peu envie d’y aller aussi, je ne sais pas… Tout ce que je sais, c’est que lorsque les dirigeants sont venus vers moi, je leur ai simplement dit OK, pas de problème. Comme je vous l’ai dit, numéro un, je l’étais déjà depuis deux ans, donc ça ne changeait rien pour moi.

Le départ de Senekal a en tout cas coïncidé avec la construction d’un staff plus local, avec les retours de Sylvain Bégon ou de Fabien Gengenbacher…

S.G. : Je crois que c’est une très bonne chose pour le club, sincèrement. Sylvain Bégon, c’est quelqu’un que j’ai croisé il y a très longtemps sur les terrains, avant de le faire en dehors. On est de la même génération, lui est de 72, moi de 73. même si on ne se connaissait pas forcément, on s’est toujours très bien entendu et apprécié. Lui aussi connaît très bien le club, puisqu’il en a longtemps entraîné l’équipe première avant d’être débarqué au beau milieu de la saison de la descente. Mais il était resté s’occuper des espoirs qu’il connaît donc très bien, et cela ne peut être qu’un plus par rapport à notre politique sportive. Quant à Fabien Gengenbacher, c’est quelqu’un que je ne connaissais pas. Il a une vie professionnelle et va se débrouiller pour se mettre à disposition des botteurs, à raison d’une fois par semaine. C’est une chose que nous n’avions pas l’an dernier, et c’est donc très positif.

À l’aube de cette saison de Pro D2, comment évaluez-vous votre équipe ?

S.G. : On a un bon petit groupe et un effectif de qualité, c’est clair. Mais je connais suffisamment bien la Pro D2 pour savoir que c’est un championnat très difficile, où rien n’est jamais acquis. Même si, en ce qui me concerne, cela s’est plutôt bien passé par deux fois (titré avec Oyonnax en 2017, il est également monté avec le FCG en 2018, N.D.L.R.), il faut avoir vraiment bataillé dans cette division pour bien saisir sa particularité et des difficultés. C’est pourquoi, à l’aube de cette saison, je reste plus prudent et méfiant que jamais.

Quel bilan avez-vous effectué de votre présaison ?

S.G. : On n’avait que deux matchs de préparation mais on a pu en profiter pour voir tout le monde, et c’était important, car nous avions intégré beaucoup de jeunes à notre préparation. On a pu effectuer un état des lieux de notre effectif et le premier constat, c’est que deux ou trois jeunes ont eu des comportements très satisfaisants. Aujourd’hui, on sait qu’on va pouvoir compter sur eux. C’est très important, car c’est grâce à notre jeunesse si nous avons pu monter voilà deux ans. On ne peut pas faire toute une saison de Pro D2 avec un groupe d’une vingtaine de joueurs, alors pouvoir compter sur cette jeunesse est plutôt rassurant.

ZANARDI Nicolas
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