• Après une année difficile en Top 14, les Grenoblois de Gaëtan Germain ont pour objectif en premier lieu de retrouver du plaisir, et pourquoi pas accrocher les phases finales.
    Après une année difficile en Top 14, les Grenoblois de Gaëtan Germain ont pour objectif en premier lieu de retrouver du plaisir, et pourquoi pas accrocher les phases finales. Icon Sport / Icon Sport
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Saga Grenoble

Grenoble : Retour d’ascenseur

Pas traumatisés par leur deuxième descente en trois ans, les Isérois ont trouvé les ressources pour demeurer fidèles à leur projet de club, avec un objectif qui demeure de pérenniser le FCG au plus haut niveau sur le moyen terme.

Ce n’est pas l’enfer que l’on prédisait au FCG, après sa redescente en Pro D2, deux ans après la dernière, et une saison difficile en Top 14. Mais presque… Et pourtant, c’est à un véritable tour de force que sont parvenus Michel Martinez et Éric Piaud, en reconstruisant un effectif compétitif et un budget tout à fait respectable de 12,5 millions d’euros alors qu’après le match de barrage perdu à Brive, tous les voyants financiers semblaient au rouge. "Il y a eu pire comme pillage de clubs qui descendaient, souriait en clôture de saison le président du Conseil de surveillance Éric Pilaud. Nous aurons le deuxième budget de Pro D2, avec une masse salariale d’environ 4,5 millions d’euros. Si nous avons enregistré une vingtaine de départs, seuls trois d’entre eux (Mike Tadjer, Beka Gigashvili et Loïc Godener, N.D.L.R.) ont eu lieu à la suite de la défaite à Brive. Les autres étaient planifiés. Des regrets, il n’y en a qu’un : celui de descendre. Pour le reste, on était sur notre plan de route : intégration des jeunes, évolution de nos systèmes de jeu, progression dans les secteurs identifiés comme faibles. Dans l’état d’esprit, les joueurs n’ont jamais lâché."

Construire pour durer

Un état d’esprit qui s’est propagé à toutes les strates du club, loin de s’être laissé abattre, qui en plus de se recentrer sur son identité profonde au niveau du staff (retour de Sylvain Bégon comme entraîneur des avants après le départ de Dewald Senekal, arrivée de Fabien Gengenbacher comme spécialiste du jeu au pied) a su réaliser un recrutement très intéressant, avec 9 recrues dont 8 Jiff : les piliers Rey Alves et Simutoga, les deuxième ligne Gayraud, Demotte et Ostrikov, le troisième ligne Fourie, le demi de mêlée Escande et l’ouvreur Selponi. De quoi augurer d’une jolie saison ? C’est une évidence, même si le président Michel Martinez se voulait prudent. "L’objectif sera d’abord de reprendre du plaisir, gagner des matchs et accrocher les phases finales. Ensuite, pourquoi pas rééditer le parcours d’il y a deux ans. "

Un objectif tout sauf obligatoire, la finalité du projet FCG se situant en réalité sur le moyen terme. "On a une stratégie et une vision qui est d’installer durablement le club dans l’élite du rugby français avec un pilier fondamental qui est la formation, l’efficacité dans le recrutement et dans le management sportif, tout en ayant un vrai ancrage territorial, résumait Martinez. Ce qui compte chez nous, c’est ce qui dure. On essaie de bâtir quelque chose qui doit durer dans le temps." Au niveau de la politique sportive, bien sûr, mais pas seulement. Ainsi, le projet "Planète FCG ", fruit d’un investissement de 8 à 10 millions d’euros, devrait permettre au club de disposer fin 2021 d’un remarquable outil sur le site de Lesdiguières (lire ci-contre).

Un budget à l’équilibre à la fin de la saison

Et pour ce faire, le club isérois sait au moins qu’il pourra compter sur un pilier business "solide et solidaire " comme le verbalisait Éric Pilaud. Après avoir dû faire face voilà bientôt deux ans à la perte de son sponsor historique Capgemini, le club isérois a su se restructurer autour de ses hommes forts. Pour preuve, après avoir annoncé l’an dernier une augmentation du capital en trois tranches pour un montant total d’environ 3 millions d’euros, le FCG vient de terminer la seconde tranche de sa recapitalisation (autour de 950 000 euros) autour de la holding "Sport, Passion, Promotion ", constituée de neuf associés. "Cette augmentation de capital permettra de répondre aux exigences de la DNACG, comme chaque année, et surtout de mettre le club dans une situation où dès la saison suivante, nous serons à l’équilibre économique, précisait Pilaud. Le club aura suffisamment de fonds propres et, avec en plus la troisième tranche d’augmentation, aura les reins suffisamment solides pour pouvoir continuer à investir." Des gages d’assurance à l’instant de négocier ce nouveau retour d’ascenseur…

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