• Pablo Matera
    Pablo Matera Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Modifié le
Saga Argentine

La Star - Pablo Matera : El capitan en mission

Intronisé capitaine à l’automne dernier, considéré comme l’un des meilleurs flankers de la planète, il espère avant un retour en europe emmener les pumas vers les sommets.

Attention, gros client ! Si l’Argentine s’est retrouvée à la peine lors du dernier Rugby Championship, éreintée sans nul doute par l’épopée des Jaguares en Super Rugby, Pablo Matera fut l’un des rares à surnager, comme bien souvent. Du haut de ses 26 ans, le gaillard d’un mètre quatre-vingt-treize (62 sélections) est une des valeurs sûres du collectif ciel et blanc. Ce n’est pas pour rien qu’en octobre 2018, Mario Ledesma lui a confié le brassard de capitaine pour succéder à l’emblématique Agustin Creevy. Étonnant ? Pas tant que cela.

De ses débuts avec les Pumitas en passant par la sélection à VII et sa première titularisation avec les Pumas en juillet 2013, "Pablito" n’a jamais laissé indifférent. Richard Cockerill, coach des avants de Leicester l’avait remarqué et l’avait fait signer comme joker médical de Tom Croft à l’automne 2013. "C’est l’un des meilleurs jeunes avants du monde" avait fait remarquer l’ancien talonneur du XV de la Rose. Auteur d’une prometteuse Coupe du monde en 2015, flanqué de l’historique Juan Martin Fernandez Lobbe, de Leonardo Senatore et de Facundo Isa, Matera est depuis devenu une icône au pays des Gauchos. L’un des fers de lance des Jaguares depuis 2016 et son retour au pays. Un joueur généreux, létal au contact, toujours bien placé. "Il a une énergie et une intensité qui impressionnent" appuie Mario Ledesma.

Avec la franchise de Buenos Aires où il fut capitaine jusqu’en janvier 2019 (rôle occupé depuis par Jeronimo De la Fuente) il s’est fait sa place en Super Rugby. Lors de la dernière finale, en juillet, il a été élu meilleur joueur de la rencontre, malgré la défaite, avec des statistiques à faire pâlir n’importe quel flanker (4 défenseurs battus, 49 mètres parcourus ballon en main, 11 plaquages). Avant de retrouver l’Europe, puisqu’il a cédé aux sirènes du Stade français pour un contrat très lucratif, "El Capitan" compte bien emmener sa troupe le plus loin possible au pays du Soleil-Levant.

Sur le même sujet
Réagir