• Match amical - Après la blessure de François Trinh-Duc, et les sélections de Finn Russell et de Ben Volavola pour le Mondial, le jeune Antoine Gibert se trouve être le seul ouvreur de métier du club francilien.
    Match amical - Après la blessure de François Trinh-Duc, et les sélections de Finn Russell et de Ben Volavola pour le Mondial, le jeune Antoine Gibert se trouve être le seul ouvreur de métier du club francilien. Icon Sport / Icon Sport
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Top 14

Pau - Racing : à point nommé pour les Franciliens

À Tarbes ce vendredi, le pur produit du club des Hauts-de-Seine, à la recherche du joker médical de François Trinh-Duc a démontré que son remplaçant était tout trouvé.

Antoine n’est pas du genre opportuniste mais il faut dire que l’occasion était trop belle. Aligné d’entrée à l’ouverture contre Pau au stade Maurice-Trélut de Tarbes, le joueur de 21 ans n’a pourtant pas tout de suite rassuré ses partenaires. Auteur de deux passes très approximatives, il gâche deux occasions d’essai alors que le Racing 92 était en position de force. Peut-être le fruit d’une pression plus importante que prévu. En effet, cette semaine a vu l’officialisation par le club de la blessure de François Trinh-Duc, de nouveau victime d’une fracture à l’avant-bras. La recrue de 32 ans en provenance de Toulon était prévue pour pallier le départ de Raphaël Lagarde et la retraite anticipée de Pat Lambie. L’international tricolore ne jouera donc pas avant plusieurs mois. Laurent Travers et son staff ont donc décidé de faire confiance au natif de Sèvres à seulement une semaine de la reprise du Top 14.
Sachant que ses concurrents au poste d’ouvreur Finn Russell et Ben Volavola seront au Japon avec leurs sélections et donc absents pour les deux prochains mois, il a donc pris cet amical délocalisé dans les Hautes-Pyrénées très au sérieux.

Une opportunité en or

Une fois la mire ajustée, il a réalisé une partition plus que correcte. Son entraîneur ne peut que saluer : « C’est quelqu’un qui devient de plus en plus lucide et qui prend confiance en lui aussi, reconnaissait Laurent Travers. Bien sûr qu’il y aura du déchet, mais ce qui est important c’est de faire en sorte qu’il soit le mieux possible pour qu’il continue à s’améliorer comme il l’a fait ce soir. Il a énormément de talent et il va le montrer à tout le monde. »
Des passes au cordeau dans l’intervalle ou au pied de façon millimétrée, Antoine Gibert a laissé parler son instinct. L’intéressé peut maturer son rugby dans un environnement extrêmement favorable. Entouré par les tout meilleurs techniciens du poste, il ne peut que savourer. « Ça fait deux ans que j’apprends au quotidien avec Dan (Carter), Pat (Lambie), Talès et même François (Trinh-Duc), admet le jeune numéro 10. Je ne veux pas décevoir ni eux ni le club. » Antoine Gibert voit une chance de jouer en première du club qui l’a vu grandir. Une très belle histoire pour celui qui a commencé le rugby à l’âge de 5 ans à Boulogne-Billancourt avant de rejoindre le Racing en 2011.
Présent sur 16 feuilles de matchs l’an dernier sans jamais être titulaire, il espère logiquement être le choix numéro un pendant la période de doublon. « On en aura besoin, effectivement, avoue Laurent Travers. La saison va être longue et rien n’est acquis. »
Bien aidé par son nouveau compère écossais Sam Hidalgo-Clyne, il a su accélérer les mouvements de jeu de l’équipe francilienne. Son association avec le demi de mêlée international a d’ailleurs plutôt bien marché. « Il fait beaucoup d’efforts pour parler en français donc c’est très facile de communiquer avec lui, dévoile Antoine Gibert. D’ailleurs il est beaucoup dans la discussion sur le terrain, on peut bien discuter c’est le principal. » Pas encore certain de recruter un joker médical au poste d’ouvreur, le staff du Racing92 a trouvé là une charnière qui peut s’inscrire dans la durée. Et elle pourrait démarrer contre Bayonne samedi quand on scrute le reste de la composition, qui avait tout d’un XV type, blessés et sélectionnés compris.
Antoine Gibert, de par son âge et sa récente prolongation de contrat jusqu’en 2022, a de toute façon le temps avec lui.

Quentin Put
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