Clermont - La Rochelle : Cassang e(s)t tranchant

  • La Coupe du monde va faire le bonheur de Charlie Cassang, à l’ouverture. Il devra faire ses preuves face aux Rochelais pour garder sa place jusqu’au retour de Morgan Parra.
    La Coupe du monde va faire le bonheur de Charlie Cassang, à l’ouverture. Il devra faire ses preuves face aux Rochelais pour garder sa place jusqu’au retour de Morgan Parra. Icon Sport
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En l’absence de Greg Laidlaw et en attendant le retour de Morgan Parra, Charlie Cassang va pouvoir accumuler du temps de jeu. Première occasion dimanche, contre La Rochelle.

Pour comprendre les Clermont-La Rochelle, chacun doit exercer un devoir de mémoire. Rappelez-vous le 10 mai dernier: les Jaunards battaient les Bagnards en finale de la Challenge Cup 36 à 16 et soulevaient un trophée qui fuit les Maritimes depuis leur folle remontée dans l’élite. Ça, c’est pour le rappel des faits, car une rencontre de Top 14, qui plus est la première, est aux antipodes de ce que peut être une finale européenne. Et encore plus d’un match de préparation. On ne parlera donc guère plus du match amical à Limoges, cet été, où les Rochelais avaient pris leur "revanche" dans une rencontre où jeunesse et reprise furent les maîtres mots.

Ce qu’on peut néanmoins dire, au moment où le championnat reprend ses droits et nous offre déjà cette première affiche alléchante, c’est qu’un jeune demi de mêlée a une carte à jouer. Année de Coupe du monde oblige, Charlie Cassang, 24 ans, va pouvoir se montrer. D’autant que Morgan Parra n’est pas encore remis de sa blessure le privant du Mondial. «J’attaque la saison avec une position différente car Morgan (Parra, N.D.L.R.) n’est pas encore là et Greig (Laidlaw) fait la Coupe du monde. Forcément, j’ai plus mon mot à dire, raconte le demi de mêlée. C’est un autre rôle pour moi et c’est plutôt agréable. Je vais pouvoir m’épanouir et avoir plus de temps de jeu pour m’exprimer.» Des minutes sur le pré, il va en avoir, et cela dès dimanche où son équipe aura besoin de retrouver de la stabilité et un jeu organisé. Deux éléments peu perçus durant la préparation mais pourtant nécessaires, pour ne pas dire capitaux, dans l’optique de ne pas se faire piéger par des Rochelais entreprenants.

Progression dans les traces d’un grand

Grandir aux côtés de Morgan Parra peut être déroutant tant l’aura de la "Ronce" au sein de l’ASM est indiscutable, depuis maintenant 10 ans. Ça n’en reste pas moins enrichissant. «Quitte à moins jouer, autant observer et prendre un maximum de ce qu’il peut m’apporter. Avec Morgan, j’ai beaucoup appris. J’avais peut-être une vision différente du rugby et ça m’a permis d’être plus complet dans mon jeu, d’avoir une meilleure connaissance », explique-t-il. Les blessures l’ont également stoppé dans sa progression. Deux ruptures d’un ligament croisé, ce n’est pas commun même dans le rugby professionnel. Mais le jeune homme s’est endurci, s’est construit dans la difficulté et tant pis pour le cliché. «Je ne suis pas le même garçon que quand je suis arrivé. J’ai appris à être un peu plus stratégique et à moins partir dans tous les sens, explique l’intéressé. Je me suis construit dans la blessure et la douleur, mais aujourd’hui j’espère que ça va payer.» Malgré la présence de Rudy Paige, international sud-africain fraîchement débarqué du Super Rugby, son association à la charnière avec Jake McIntyre est prometteuse et mérite d’avoir sa chance. «Avec Jake, on parle le même rugby», dit d’ailleurs Cassang. On ne sait pas vraiment ce que cela veut dire, mais dans la bouche du jeune demi de mêlée ça semble être indiscutable. Et surtout positif. Laissons-lui l’occasion de nous le prouver.

Paul ARNOULD
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