• Test match - Gaël Fickou (France) contre l'Écosse
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International

L'enseignement du match : un pas en avant, deux pas en arrière

Décevants à Murrayfield, les Bleus n'ont pas su capitaliser sur l'embellie de Nice. Les doutes qui les entourent sont persistants.

L'enseignement est double, pour les Bleus, au sortir de cette défaite navrante en Écosse, où le XV du chardon n'a pourtant rien montré de génial : leur chemin de rédemption, entamé à Nice dans un certain enthousiasme, est encore long. Pour ne pas dire très long. Problème : il ne leur reste qu'un match face à de modestes Italiens et quatre semaines pour se présenter prêts à Tokyo, le 21 septembre, où la rencontre face à l'Argentine sera déjà décisive pour la suite de la Coupe du monde.

Le tableau n'a rien de réjouissant, c'est sûr. Mais le verdict de Murrayfield fut implacable. Face à une opposition sérieuse, sans toutefois sembler armée pour jouer les premiers rôles au Japon, le XV de France n'a tenté que trop peu de choses pour convaincre. Privé de ballons et particulièrement imprécis pour espérer bonifier les peu qu'il a eus, il s'est contenté de défendre. Correctement, globalement, sur le premier rideau. Plus en difficulté dans le second et le troisième rideau, là où les Écossais ont trouvé des solutions, par des jeux au pied par-dessus. Le bilan est faible. Et les hommes du duo Brunel-Galthié ne ramènent d’Écosse que des doutes, enterrant au passage les belles promesses de Nice. En seulement sept jours.

Du turn-over contre l'Italie ?

Après avoir annoncé une revue d'effectif lors des trois matchs de préparation, le sélectionneur Jacques Brunel avait finalement opté pour une forme de stabilité, entre Nice et Édimbourg. Quatre changements seulement, pour les souhaités, auxquels il fallait ajouter le forfait de Wesley Fofana en dernière minute. Avec un collectif peu rôdé et peu de temps pour trouver des marques, le choix apparaissait légitime. Mais risqué, aussi, en cas de scénario défavorable. Il aurait été tout bénéfique et fort en gain de confiance si les Bleus avaient montré un autre visage, à Murrayfield. Il s'avère désormais lourd de conséquences. Les certitudes naissantes de Nice, sur les hommes et le système, ont soudain pris une teinte bien pâle. Et les absents, ce samedi, n'avaient pas franchement tort. Ils pourraient dès lors apparaître légitime de leur donner leur chance, vendredi face à l'Italie au Stade de France, pour ce qui sera le dernier galop à blanc avant les choses sérieuses du Mondial, où les Bleus se rendront dans le costume clairement établi d'outsider.

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