• Arthur Iturria (France) à droite en train de plaquer Finn Russell
    Arthur Iturria (France) à droite en train de plaquer Finn Russell PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Test Match

Arthur retrouve son siège

Bousculé par l’inattendue concurrence de Cros, le Clermontois a signé pour son grand retour une performance à même de lui assurer une place dans le XV qui affrontera l’Argentine, dans moins d’un mois.

On ne va pas vous mentir et vous vendre un des plus hauts sommets des Highlands en vous parlant d’Arthur’s Seat, qui constitue simplement avec ses 251 mètres le point culminant de la ville d’Édimbourg, au beau milieu de l’Holyrood Park. N’empêche qu’aux yeux des locaux, ce lieu reste chargé en légendes, au point d’être mentionné comme un des sites possibles pour Camelot, le château légendaire du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde. Et qu’il est assez amusant de constater que c’est au pied du Siège d’Arthur qu’Iturria venait récupérer le sien, après avoir été tenu à l’écart du premier match de préparation contre l’Écosse.

Si on a pu craindre pour le Clermontois que la menace François Cros se fasse de plus en plus précise, la légère blessure au mollet de ce dernier lui a nécessairement coûté cher. D’autant que sans réaliser nécessairement son meilleur match en Bleu (logique après une longue période d’inactivité forcée, dû à sa grave blessure à l’ischio durant l’échauffement de la finale), Arthur Iturria a rassuré tout son monde samedi à Murrayfield, notamment sur le plan physique puisqu’il est parvenu sans problème apparent à tenir 80 minutes.

Présence rassurante en touche

Quant au rugby pur ? Si on a pu déplorer quelques fautes de main, une faute au sol évitable et quelques retards de soutien dans les rucks, on a plutôt été surpris par le rayon d’action d’ores et déjà affiché par le Clermontois, capable de franchir le premier rideau écossais ballon en main tout comme d’effectuer un repli dans le deuxième rideau, pour récupérer un petit coup de pied par-dessus de Finn Russell. Du bon boulot donc, sans l’emphase d’un offload dont il a le secret, mais bonifié par une présence rassurante en touche. Forcément un gage pour l’avenir, dans la mesure où semble se dessiner une deuxième ligne "terrienne" Le Roux-Vahaamahina pour affronter l’Argentine, qui nécessitera une troisième ligne au profil plus aérien. Autant dire que ce week-end à Murrayfield, Arthur Iturria a probablement récupéré son siège de numéro 6…

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