• Zack Holmes (Toulouse) contre l'UBB
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Toulouse : la tête haute

Le score aurait pu être inversé, c’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour des champions censés souffrir durant le mondial

On a tellement fait de commentaires négatifs et pessimistes sur la situation de Toulouse ces dernières semaines qu’on a fini cette rencontre avec un étrange sentiment de soulagement. Malgré tous les paradoxes et toutes les contradictions du rugby professionnel français, Toulouse s’efforce de rester toujours Toulouse. Et Régis Sonnes a rajouté un soupçon de classe en rendant tout de suite hommage à l’énergie de son adversaire. Mais le résultat aurait tout aussi pu être inversé, tant Toulouse soi-disant amoindri, s’est montré aussi menaçant que l’UBB. Un carton jaune sévère (Tauzin), une sortie trop précoce (Bézy) et deux sauvetages in extremis d’un adversaire (Lucu) expliquent sans doute cette courte défaite.

Mais pour le reste, Toulouse a joué tête haute à l’image de Zack Holmes et surtout de Pita Ahki, le centre néo-zélandais, passé en quelque mois du statut d’inconnu à celui de "papa" des lignes arrière et il a assumé ce rôle avec un vrai panache, puissant quand il fallait l’être, pertinent sur ses passes et surtout sur ses services au pied particulièrement subtils. Régis Sonnes a vu dans cette défaite "un manque de maîtrise et trop de scories sur les choses basiques comme sur les sorties de terrain ou dans les zones de marques. Techniquement, tactiquement et collectivement, nous n’avons pas su contrôler les choses." Oui, à se repasser le film du match, on se rend compte que Toulouse a péché par manque d’ambition sur quelques ballons chauds qui auraient dû être mieux exploités. Une ou deux décisions semblent regrettables avec le recul, trois points finalement pris trop vite juste avant la pause (l’UBB défendait à quatorze). Toulouse était clairement au dessus en termes de puissance pure, même si ses ballons portés ne sont pas allés au bout. "En densité oui, nous étions supérieurs et nous voulions insister là-dessus, complétait Régis Sonnes. Nous avions pris le dessus physiquement et psychologiquement avant l’essai de Blair Connor."

Une opportunité gâchée ?

Au-delà des absences, Toulouse a aussi payé physiquement sa reprise tardive : "Oui, c’est possible, mais ça ne peut pas être une excuse" a reconnu l’entraîneur. Le fait de ne faire que deux matchs amicaux, contre des équipes de Pro D2 aussi. Les Toulousains auraient-ils fait mieux avec la préparation des Bordelais ? Ce qu’on peut regretter pour les Toulousains, ce n’est pas tant leur match en lui-même que cette impression d’avoir gâché une victoire possible à l’extérieur. Car ces Bordelais, même aussi valeureux et déterminés, nous semblaient à la portée des champions. La partie s’est jouée sur quelques coups de dés. Pour les Toulousains, il faudra aller à Lyon et à La Rochelle avec une réception du Racing au milieu. On se demande si la fenêtre de tir sera aussi ouverte pour ces Toulousains amoindris, c’est vrai. On en revient toujours à ça, on est bien obligé.

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