• Antoine Gibert (Racing 92) contre Bayonne en ouverture du Top 14
    Antoine Gibert (Racing 92) contre Bayonne en ouverture du Top 14 Icon Sport / Icon Sport
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Vite, un ouvreur pour le Racing !

Si la responsabilité de la défaite n’incombe ni à Antoine Gibert, ni à Brice Dulin, l’arrivée d’un ouvreur semble indispensable.

"Les absents, ce n’est pas une excuse. Hors de question de se servir de ça pour expliquer nos défaites." Les propos du capitaine Henry Chavancy ont claqué fort dans les entrailles de "Paris La Défense Arena". Au moins aussi fort que les chants bayonnais résonnant à l’issue de la victoire surprise de l’Aviron. "Un résultat logique", dixit encore Chavancy. Difficile de le contredire tant son équipe est apparue désorganisée et en panne de solution, notamment en seconde période. Certes, le Racing avait fait le job en première mi-temps en inscrivant deux essais, dont le premier après une diagonale au pied du jeune ouvreur Antoine Gibert en direction de Baptiste Chouzenoux, avant de revenir sur l’autre aile pour conclure par l’intermédiaire de Yoann Tanga-Mangene (21e). Une réalisation bien maîtrisée, sans fausse note. Mais la suite s’est révélée bien plus chaotique. Après la pause et malgré une avance de dix points, les Racingmen ont perdu le fil conducteur de la rencontre. Malgré plusieurs séquences à plus de deux minutes de temps de jeu, les joueurs de Laurent Travers n’ont pas trouvé de solution, s’affichant clairement en panne d’imagination. Alors à qui la faute ? Avant l’heure de jeu, Travers a décidé de remplacer sa charnière. D’abord, Iribaren par l’Écossais Hidalgo-Clyne (54e). Puis Antoine Gibert par Simon Zebo (61e). Un choix surprenant puisqu’aucun ouvreur de métier ne figurait sur le banc des remplaçants en raison de la grave blessure de François Trinh-Duc survenue lors du premier match amical. "Antoine (Gibert) a fait une partie intéressante, notamment en première mi-temps, a souligné Chavancy. Ce n’est pas sur son dos qu’il faut mettre la défaite. Au contraire, il a fait son boulot. Je crois que c’était aux joueurs un peu plus expérimentés autour de lui, dont je fais partie, de le mettre dans de meilleures conditions."

Vers un joker médical ?

Qu’importe, Zebo entrant en jeu à la place du jeune ouvreur, c’est Brice Dulin, déjà testé dans ce rôle durant vingt minutes lors du dernier match amical contre Pau, qui a tenté de relever le challenge. Las, on ne s’improvise pas ouvreur du jour au lendemain. Celui qui brille habituellement en fond de terrain a manqué de repère, cherchant parfois le sens du jeu, collant trop aux zones de ruck. Tant et si bien que le jeu ciel et blanc, pourtant souvent bien huilé, est apparu brouillon. Presque simpliste. Aussi, les Racingmen ont facilité le travail de la défense bayonnaise. "On était déjà un peu désorganisé dans le jeu avant que Gibert ne sorte, a rectifié Laurent Travers. Si je fais le changement, c’est parce qu’on avait besoin de trouver des solutions. Le problème ne venait pas forcément d’Antoine (Gibert). Le problème a été collectif. En deuxième mi-temps, on n’a pas gagné les duels, on a perdu les ballons et on n’a pas avancé. Et pire, on s’est mis à la faute."

Un constat lucide et honnête. Il n’empêche, François trinh-Duc, récemment opéré de sa troisième fracture de l’avant-bras droit, sera absent au moins trois mois. Et sauf à faire porter de lourdes responsabilités au jeune Antoine Gibert ou à complexifier la tâche de Brice Dulin, le Racing 92 ne pourra pas faire l’économie de trouver rapidement un demi d’ouverture au titre de joker médical.

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